Des femmes leaders des diasporas latino-américaines et caribéennes s’unissent pour renforcer la protection des migrantes et réfugiées…

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LIMA, lundi 8 septembre 2025 (RHINEWS)Vingt-sept femmes leaders issues des diasporas d’Amérique latine et des Caraïbes ont décidé de créer une plateforme régionale de communication et d’échange de bonnes pratiques afin de renforcer la visibilité des communautés et de promouvoir l’intégration et la protection des femmes dans les contextes de mobilité humaine. Cette décision a été entérinée lors de la 4ᵉ Rencontre régionale « Dialogue des femmes leaders des diasporas d’Amérique latine et des Caraïbes », tenue à Lima du 3 au 5 septembre.

La réunion a été organisée par l’Organisation des États américains (OEA), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Organisation internationale du travail (OIT) à travers le projet Lazos, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que le Réseau des femmes leaders de la diaspora vénézuélienne, avec l’appui de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida).

À l’issue de trois jours de travaux, les participantes ont adopté la Déclaration de Lima, un document fixant des engagements communs en matière d’intégration socio-économique, de travail décent et de protection des droits des personnes en mobilité. Cet espace a également permis de consolider le Réseau régional des femmes vénézuéliennes leaders, né lors de la première rencontre, et de confirmer sa capacité d’action collective. Des témoignages et expériences ont été partagés sur l’impact différencié de la migration selon les nationalités et sur les stratégies pour renforcer la résilience des femmes.

Les sessions ont abordé des thèmes variés, allant du leadership transformateur à la communication stratégique et numérique, en passant par l’intelligence émotionnelle, le storytelling, la gestion de projets, la mobilisation de fonds, l’intégration socio-économique et le plaidoyer politique. Les discussions se sont appuyées sur les expériences concrètes des participantes et l’apport technique de spécialistes régionaux.

Lors de la clôture, le représentant de l’OEA au Pérou, Miguel Ángel Trinidad, a souligné : « Durant ces journées, il a été clairement démontré que le leadership des femmes migrantes et réfugiées se renforce lorsqu’elles disposent des outils adéquats, lorsqu’on les écoute attentivement et, surtout, lorsqu’on les reconnaît comme protagonistes du changement social. »

De son côté, Giuseppe Crocetti, chef de mission de l’OIM au Pérou, a affirmé : « Le leadership des femmes migrantes est résilient, innovant et profondément humain. Leurs contributions et leurs savoirs locaux font partie intégrante d’une stratégie régionale de migration sensible au genre. »

Fabio Bertranou, directeur régional adjoint de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a insisté : « L’agenda de la mobilité humaine requiert des réponses collectives et novatrices. Le rôle des réseaux que vous consolidez est fondamental pour influencer et exiger des politiques qui placent le travail décent au centre des décisions. »

La représentante du HCR au Pérou, Laura Almirall, a jugé que « travailler aux côtés de femmes leaders réfugiées et migrantes est profondément inspirant », saluant leurs compétences et leur résilience comme « piliers essentiels dans la construction de réponses efficaces aux crises humanitaires ».

Enfin, Martha Fernández, vice-présidente du Réseau des femmes leaders de la diaspora vénézuélienne, a lancé à l’assemblée : « Ce meeting ne reste pas entre ces murs. Nous rapportons ces acquis dans chaque territoire, chaque communauté, chaque femme dont l’histoire mérite aussi d’être racontée. Comme je l’ai dit à l’ouverture : Tout avec nous, rien sans nous ! »

Cette rencontre régionale marque une étape décisive dans la consolidation d’un leadership féminin capable de transformer la mobilité humaine dans la région. Les alliances stratégiques établies et les outils partagés ouvrent, selon les organisateurs, « des voies plus justes, inclusives et durables pour toute l’Amérique latine et les Caraïbes ».