PORT-AU-PRINCE, jeudi 27 août 2026 (RHINEWS)– Le groupement politique DELIVRANS a condamné le massacre survenu dans la nuit du 23 au 24 août à Kenscoff, où plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, selon une note de presse publiée le 24 août par l’organisation.
Dans ce document, DELIVRANS dit exprimer sa « profonde révolte » face à cette tragédie et présente ses condoléances aux familles des victimes, notamment à celle d’une mère qui aurait perdu quatre de ses enfants au cours de la même soirée.
Le groupement estime que cette attaque illustre une nouvelle fois l’ampleur de la crise sécuritaire qui affecte Haïti. Il souligne également la proximité géographique de Kenscoff avec la résidence officielle du Premier ministre pour mettre en cause la capacité des autorités à assurer la sécurité de la population.
« Cette tragédie est d’autant plus révoltante et inquiétante que Kenscoff se trouve à quelques kilomètres seulement de la résidence du Premier ministre, alors que l’État se montre toujours incapable de garantir la sécurité des citoyens », écrit DELIVRANS.
L’organisation critique par ailleurs les dépenses engagées au nom de la sécurité, estimant que les populations ne constatent pas d’amélioration significative de leurs conditions. Elle évoque également les difficultés persistantes sur plusieurs axes routiers et la situation de l’aéroport international de Port-au-Prince, qu’elle affirme rester fermé aux vols internationaux.
Dans ce contexte, DELIVRANS s’interroge sur la possibilité d’organiser des élections alors que, selon lui, les conditions sécuritaires et les garanties nécessaires à la libre circulation des électeurs ne sont pas réunies.
« Comment peut-on parler sérieusement d’élections alors que la sécurité des citoyens, la libre circulation et les conditions minimales d’un processus électoral ne sont pas garanties ? », demande le groupement.
DELIVRANS appelle le gouvernement à « prendre ses responsabilités » et à faire de la protection de la population une priorité. Le mouvement estime que Kenscoff ne doit pas devenir « un simple épisode de plus dans la longue liste des tragédies nationales ».
« Avant de parler d’élections, il faut d’abord permettre au peuple de vivre. Avant de solliciter son vote, il faut protéger sa vie », affirme le groupement politique.
Les autorités haïtiennes ont, de leur côté, condamné l’attaque de Kenscoff et annoncé des mesures en réponse à la situation sécuritaire dans la zone.

