Byron Donalds affirme travailler avec les dirigeants haïtiens pour stabiliser le pays après la fin du TPS…

Donalds Byron, depute, representant du 19e district de la Floride...

TALLAHASSEE, lundi 24 août 2026 (RHINEWS)-Le représentant républicain de Floride Byron Donalds, candidat de son parti au poste de gouverneur de l’État, affirme avoir engagé des discussions avec les autorités haïtiennes en vue de contribuer à la stabilisation du pays, alors que le statut de protection temporaire (TPS) accordé à des centaines de milliers de ressortissants haïtiens aux États-Unis a pris fin.

Interrogé dimanche 23 août sur la situation en Haïti et sur les conséquences de la fin du TPS, Byron Donalds a déclaré avoir rencontré des représentants du gouvernement haïtien et l’ambassadeur représentant les autorités de transition.

« J’ai effectivement eu des réunions avec le gouvernement de transition et l’ambassadeur du gouvernement de transition », a déclaré l’élu républicain. Selon lui, les autorités haïtiennes travaillent actuellement au renforcement des forces de sécurité afin de rétablir progressivement le contrôle de l’État sur le territoire.

« Ils travaillent actuellement sur les forces de sécurité pour commencer à stabiliser Haïti », a-t-il affirmé, ajoutant que les autorités auraient repris le contrôle d’une partie du territoire aux groupes armés. Byron Donalds a estimé cette reprise de contrôle à « environ un quart à la moitié du pays », sans fournir de données permettant d’étayer cette estimation.

Le parlementaire a établi un lien direct entre ses efforts annoncés en Haïti et sa défense de la décision de l’administration de Donald Trump de mettre fin au TPS pour les ressortissants haïtiens. Il a soutenu que ce dispositif devait rester temporaire et ne pouvait, selon lui, être maintenu indéfiniment.

« Le TPS est un programme temporaire », a-t-il déclaré, reprochant à l’administration précédente d’avoir transformé, selon lui, un mécanisme provisoire en dispositif durable. « Ce que vous ne pouvez pas faire en matière d’immigration, c’est dire que chaque programme doit se poursuivre indéfiniment, sans fin », a-t-il ajouté.

La Cour suprême des États-Unis a, en juin 2026, autorisé l’administration Trump à mettre fin aux protections liées au TPS pour Haïti. Une décision judiciaire ultérieure a permis à l’administration de procéder à la mise en œuvre de cette mesure. Le TPS permettait aux ressortissants de pays confrontés à des conditions exceptionnelles, notamment des conflits ou des catastrophes, de séjourner légalement aux États-Unis et d’y travailler pendant la période de protection.

Pour Haïti, la fin du dispositif concerne plus de 300 000 ressortissants selon les estimations disponibles. En Floride, où vit une importante communauté haïtienne, la fin du TPS intervient alors que plusieurs secteurs dépendent de cette main-d’œuvre, notamment les services de santé et les soins aux personnes âgées.

Au cours de l’entretien, Byron Donalds a été confronté aux conséquences potentielles de la mesure sur le système de santé de la Floride. Il a été notamment interrogé sur la manière dont l’État pourrait compenser la perte de travailleurs haïtiens bénéficiant jusqu’alors du TPS.

Le candidat républicain a mis en avant la formation professionnelle des jeunes et des adultes comme réponse à ces besoins. Il a notamment évoqué le développement des stages, des apprentissages et des programmes de reconversion afin de permettre à davantage de travailleurs américains d’intégrer les secteurs confrontés à des pénuries de main-d’œuvre.

« Nous voulons nous assurer que nos jeunes sortant du lycée disposent de stages, d’apprentissages et de la formation professionnelle nécessaire pour pouvoir travailler, que ce soit dans le secteur de la santé ou dans tout autre domaine », a-t-il expliqué.

Ses déclarations interviennent alors que la situation sécuritaire en Haïti demeure extrêmement préoccupante. Les groupes armés continuent d’exercer une influence importante sur plusieurs zones du pays, notamment dans la région de Port-au-Prince, tandis que les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux cherchent à renforcer les capacités des forces nationales de sécurité.

Le gouvernement haïtien est actuellement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition en février 2026. Les autorités de transition doivent notamment préparer les conditions nécessaires à la tenue d’élections et au retour à un ordre institutionnel régulier.

Dans ce contexte, Byron Donalds affirme que la stabilisation sécuritaire constitue une condition préalable au retour durable des Haïtiens dans leur pays. « Nous travaillons également avec le gouvernement de transition pour nous assurer que les bonnes forces de sécurité soient présentes en Haïti afin de stabiliser le pays », a-t-il déclaré.

Il a toutefois reconnu que ce processus nécessiterait du temps. Selon lui, la fin du TPS doit être accompagnée d’efforts visant à permettre à Haïti de retrouver un niveau de sécurité et de stabilité suffisant pour que ses ressortissants puissent, à terme, y retourner.

Les premières expulsions de ressortissants haïtiens depuis la fin effective du TPS ont déjà commencé. Un premier vol transportant plus de 160 personnes expulsées des États-Unis est arrivé le 21 août à Cap-Haïtien, les autorités américaines ayant évité l’aéroport de Port-au-Prince en raison de la situation sécuritaire dans la capitale.

La position de Byron Donalds intervient également dans le cadre de sa campagne pour le poste de gouverneur de Floride. Le parlementaire, qui a remporté l’investiture républicaine pour l’élection de novembre, défend une politique d’immigration fondée sur l’application stricte des lois fédérales et sur le renforcement de l’intégration économique des citoyens américains.

Ses déclarations sur Haïti mettent ainsi en évidence la double dimension de la question du TPS : une politique migratoire américaine désormais orientée vers la fin des protections temporaires et un enjeu sécuritaire et politique haïtien auquel Washington continue d’accorder une importance particulière en raison de la proximité géographique des deux pays et des conséquences régionales de la crise haïtienne.