Rosemila Sainvil Petit-Frère remise à la PNH : l’ex-mairesse de l’Arcahaie prise en charge par la Polifront et acheminée vers le SDPJ Nord…

Rosemila Petit-Frere, ex-mairesse de l'Arcahaie...

 

PORT-AU-PRINCE, vendredi 15 août 2025 (RHINEWS)— L’ancienne mairesse de l’Arcahaie (2016–2020), Rosemila Sainvil Petit-Frère, a été remise aux autorités policières haïtiennes au poste frontalier de Dajabón–Ouanaminthe. La passation s’est déroulée vers 17 h (heure locale) sous escorte, à l’issue d’une procédure administrative menée par la Direction générale de la migration (DGM) dominicaine.

Conduite à la frontière dans un véhicule de la DGM, elle a été formellement remise au commissaire principal Léonard Anténor, responsable de l’unité Police Frontalière (Polifront) à Ouanaminthe, conformément aux mécanismes de coopération transfrontalière en vigueur. Après identification et prises de formalités, elle a été transférée sous escorte vers des services d’enquête de la Police nationale d’Haïti pour la suite de la procédure.   

Selon la chronologie recueillie, Mme Petit-Frère avait été interpellée dimanche 10 août 2025 à Puerto Plata, à son arrivée d’un vol en provenance du Canada. Les autorités dominicaines indiquent n’avoir trouvé sur elle aucun numéraire, mais avoir saisi plusieurs chèques de montants variés, ce qui a motivé des vérifications administratives. La principale intéressée affirme de son côté qu’il s’agissait d’un « contrôle de routine ».   

Après la remise à la frontière, l’itinéraire initial vers le commissariat d’Ouanaminthe a été modifié : sur instruction de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et en raison de contraintes logistiques et de travaux en cours dans les locaux locaux, la personne transférée a été dirigée vers le Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) du Nord pour les suites légales.   

Les autorités dominicaines ont indiqué qu’aucune charge n’était retenue de leur côté à l’issue des vérifications, la remise s’inscrivant dans un cadre administratif de migration. Côté haïtien, l’intéressée doit répondre aux convocations et aux demandes d’informations des unités compétentes, dans un contexte d’allégations publiques antérieures de corruption et de blanchiment d’argent.