Mondial 2026 : Londres réclame une enquête de la FIFA sur la banderole des Malouines et les critiques contre Infantino se multiplient…

WASHINGTON, DC - APRIL 15: FIFA President Gianni Infantino speaks at the Semafor World Economy 2026 summit on April 15, 2026 in Washington, DC. The summit brings together business leaders and tech CEOs for discussions on economy, artificial intelligence and business trends. (Photo by Alex Wong/Getty Images)

LONDRES, jeudi 16 juillet 2026 (RHINEW)– Le gouvernement britannique a demandé à la FIFA d’ouvrir une enquête après que plusieurs joueurs argentins ont exhibé une banderole proclamant « Las Malvinas son Argentinas » (« Les Malouines sont argentines ») au terme de la victoire 2-1 de l’Argentine contre l’Angleterre en demi-finale de la Coupe du monde 2026, ravivant les critiques sur l’application des règles de neutralité politique par l’instance dirigeante du football mondial.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appuyé la demande d’une enquête, estimant que l’affichage d’un message politique sur le terrain est « inacceptable ». Le ministre Peter Kyle a également appelé la FIFA à faire respecter son code disciplinaire, rappelant que l’organisation interdit les messages politiques, idéologiques ou provocateurs pendant les compétitions.

Selon l’Associated Press, la FIFA examine les rapports du match afin de déterminer si les faits justifient l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Son règlement prévoit notamment des sanctions financières en cas de violation des dispositions relatives aux messages politiques.

L’incident a également suscité des demandes de sanctions plus sévères au Royaume-Uni. Des responsables politiques de différents partis ont réclamé que les joueurs impliqués fassent l’objet de mesures disciplinaires, certains allant jusqu’à demander leur suspension, au motif que la fédération internationale doit appliquer ses règles de manière uniforme, indépendamment de la sélection concernée.

En Argentine, les réactions ont été opposées. Le président Javier Milei a défendu le sentiment patriotique exprimé par les joueurs tout en reconnaissant que la FIFA pourrait engager une procédure disciplinaire. D’autres responsables politiques argentins ont apporté leur soutien à la démonstration, dans un contexte où Buenos Aires continue de revendiquer la souveraineté sur les îles Malouines, territoire britannique d’outre-mer.

Au-delà de cette affaire, plusieurs critiques visent une nouvelle fois le président de la FIFA, Gianni Infantino. Des observateurs, responsables politiques et commentateurs estiment que l’organisation applique ses règles de manière sélective selon les pays concernés. Ils demandent que toute enquête soit conduite avec impartialité et que les sanctions éventuelles soient conformes aux précédents disciplinaires, notamment ceux concernant des manifestations politiques de sélections nationales lors de compétitions internationales.

Cette controverse intervient alors que la gouvernance de la FIFA fait déjà l’objet de critiques sur plusieurs dossiers liés au Mondial 2026, certains dénonçant une application inégale des règlements sous la présidence d’Infantino.

L’affaire rappelle également un précédent impliquant Haïti. Avant la Coupe du monde 2026, la FIFA avait demandé à la sélection haïtienne de renoncer à porter un maillot commémoratif représentant les héros de la bataille de Vertières, estimant qu’il contrevenait à ses règles sur les messages politiques et historiques. Cette décision avait suscité de vives réactions en Haïti, où plusieurs voix avaient dénoncé une interprétation jugée restrictive du principe de neutralité.