Les pays d’Amérique centrale et le Mexique réaffirment leur engagement commun pour renforcer la protection des personnes déplacées…

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WASHINGTON, jeudi 27 novembre 2025 (RHINEWS)- Les sept pays membres du Cadre global régional pour la protection et les solutions (MIRPS) -Belize, Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Mexique et Panama – ont conclu mardi la VIIIᵉ Réunion annuelle du mécanisme en adoptant la Déclaration d’Heredia, qui réaffirme leur engagement régional en faveur du renforcement de la protection et de la recherche de solutions durables pour les personnes déplacées dans la région.

Dans ce document, les États s’accordent sur un ensemble d’actions conjointes à mettre en œuvre en 2026 et reconnaissent que les déplacements forcés en Amérique centrale et au Mexique sont alimentés par « des causes multiples — notamment la violence et des facteurs socioéconomiques ». Ils soulignent ainsi la nécessité d’une réponse « globale », fondée sur les droits humains, visant à traiter les causes profondes du phénomène et à promouvoir des solutions durables.

Les pays ont mis en avant les progrès accomplis au cours de l’année, en particulier le renforcement des systèmes d’asile, l’élargissement de l’accès à l’emploi et à l’éducation, ainsi que l’amélioration des mécanismes de coordination interinstitutionnelle. Malgré ces avancées, ils reconnaissent que des efforts supplémentaires sont indispensables pour répondre aux besoins de plus de 1,7 million de personnes touchées par les déplacements forcés dans la région. Ils soulignent également l’importance de la coopération avec les gouvernements locaux, les institutions financières internationales et des mécanismes régionaux comme le CRM, le Processus de Quito et Cartagena +40.

La présidence pro tempore du MIRPS, assurée en 2025 par le Costa Rica, avait fait de l’intégration socioéconomique des personnes déplacées une priorité, en misant sur un travail conjoint entre autorités nationales et régionales. Tout au long de l’année, les pays ont également cherché à approfondir la coordination avec des plateformes et acteurs clés afin d’améliorer la réponse régionale.

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a salué la pertinence du mécanisme et rappelé l’importance de la coopération régionale. Selon lui, « le MIRPS démontre que le dialogue, la coopération et la responsabilité partagée ne sont pas seulement possibles, mais essentiels (…) le droit de solliciter l’asile est une obligation morale et juridique qui renforce — et non contredit — la souveraineté des États ».

L’Organisation des États américains (OEA), qui assure avec le HCR le Secrétariat technique du MIRPS, a réitéré son soutien. « À travers le Système interaméricain, nous avons sensibilisé et positionné le MIRPS comme un modèle d’action coordonnée. Le Fonds MIRPS transforme déjà des vies. En 2025, nous avons mis en œuvre le premier portefeuille de projets financé par l’Espagne, au bénéfice de plus de 24 000 personnes déplacées en Amérique centrale et au Mexique », a déclaré le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin.

Les membres de la Plateforme de soutien au MIRPS — réunissant pays donateurs, institutions financières internationales et partenaires techniques — ont de leur côté renouvelé leur engagement. Lors de la session de haut niveau, la Colombie a conclu son mandat à la tête de la Plateforme, réaffirmant son intention de continuer à promouvoir la mobilisation de ressources, l’échange de bonnes pratiques et la coordination entre acteurs internationaux dont le soutien reste déterminant pour renforcer les capacités de réponse des pays MIRPS.

La réunion annuelle s’est achevée par le transfert officiel de la présidence pro tempore : le Costa Rica a confié au Salvador la direction du mécanisme pour l’année 2026.

Le Cadre global régional pour la protection et les solutions (MIRPS) rassemble le Belize, le Costa Rica, El Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et le Panama. Il constitue un mécanisme de mise en œuvre du Pacte mondial sur les réfugiés, facilitant la coopération régionale entre pays d’origine, de transit et de destination pour renforcer la responsabilité partagée en matière de prévention, de protection et de solutions durables.

La Plateforme de soutien au MIRPS a été créée en 2019. Elle vise à mobiliser un appui large et diversifié aux pays MIRPS. Elle réunit notamment l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie, l’Union européenne, la France, l’Espagne, la Suisse, l’Uruguay, les États-Unis, ainsi que plusieurs institutions financières telles que la BID, la Banque mondiale, la BCIE et la CEPAL. Le HCR et l’OEA en assurent le Secrétariat technique.