La Mission Vie d’Espérance d’Haïti manifeste son intérêt pour la construction du pont « Marché Charbon » à Saint-Michel de l’Attalaye…

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CAMATHE, (Saint-Michel de l’Attalaye), vendredi 12 décembre 2025 (RHINEWS) – La Mission Chrétienne Vie d’Espérance d’Haïti (MIVEH), œuvre ecclésiastique basée à Camathe, a officiellement exprimé son intérêt pour participer au projet de construction du pont « Marché Charbon » à Saint-Michel de l’Attalaye, commune du département de l’Artibonite. Dans une correspondance adressée au maire et au Conseil municipal de Saint-Michel, l’organisation souligne son souhait d’accompagner les efforts de développement entrepris par le Dr Guéillant Dorcinvil, actuel maire de la commune.

La MIVEH, dirigée par la secrétaire générale Genèse Dorcinvil, insiste sur le caractère structurant du projet et sur l’importance d’une collaboration avec la mairie. L’organisation dit être « consciente de l’impact positif de cet ouvrage sur la mobilité, le commerce local et la sécurité des citoyens », affirmant vouloir se positionner comme un « partenaire potentiel » de la municipalité dans la réalisation du pont. Elle rappelle que sa mission est de « faire connaître l’amour de Dieu à travers l’éducation, la santé et l’Église ».

Dans sa lettre, la Mission Vie d’Espérance met en avant plusieurs années d’engagement dans le développement économique et social de la commune, citant notamment des programmes de soutien aux familles, des initiatives de formation et d’accompagnement, ainsi que des actions humanitaires. Ces interventions, précise-t-elle, « s’inscrivent dans une démarche permanente de collaboration avec les institutions locales » et participent selon l’organisation à « renforcer la résilience et la prospérité de la commune ».

La mission exprime également son appréciation pour les avantages annoncés par la mairie au bénéfice de l’entité qui sera retenue dans le cadre du projet. Elle salue « le soutien institutionnel et administratif », « l’accompagnement technique nécessaire à la bonne exécution du projet », « les facilités prévues pour favoriser la fluidité et la réussite du chantier » ainsi que « toute mesure destinée à encourager et valoriser l’implication de l’entité sélectionnée ».

Dans sa correspondance, la Mission Vie d’Espérance d’Haïti rappelle également qu’elle a déjà apporté, « pendant près d’une dizaine d’années », un soutien direct et continu à l’administration municipale de Saint-Michel de l’Attalaye. L’organisation souligne avoir mobilisé « ses propres avoirs » et mis « à disposition des moyens techniques » pour la réalisation de nombreux ouvrages structurels et non structurels dans la commune.

Selon la mission, cet appui a permis l’exécution de plusieurs infrastructures, dont le pont sur la rivière Denyo, les passerelles sur la rivière de Bas-de-Sault et celle de Platana, ainsi qu’un dalot au Cité Seïde. La Mission Vie d’Espérance mentionne aussi la construction d’un petit gradin et d’un vestiaire au terrain de football Tête-à-Tête, ainsi que le creusage d’un puits destiné à alimenter le terrain et ses édifices. L’organisation évoque également la confection des panneaux de nom de rues de la ville de Saint-Michel, l’installation de toilettes dans les marchés des sections communales de Lacedrace, Marmont, Lalomas, Bas-de-Sault et L’Attalaye, ainsi que des travaux de captage de sources d’eau à Camathe et la mise en place d’un projet d’irrigation à Savanne Mars.

La mission précise de plus avoir réalisé plusieurs programmes non structurels, notamment l’élevage de cabris, l’alphabétisation de plus de 2 000 personnes à travers le programme Alfalit dans l’ensemble des huit sections communales et dans la ville, ainsi que l’opération d’une cantine gratuite dans plus de 75 écoles. Elle affirme avoir également conduit des programmes de nutrition dans la ville et dans certaines sections communales, en plus de « plusieurs autres réalisations », réaffirmant ainsi sa contribution antérieure au développement local.

Réaffirmant son entière disponibilité, la Mission Vie d’Espérance assure qu’elle est prête à participer aux échanges techniques, à fournir tous les documents requis et à collaborer « pleinement au bon déroulement du processus de sélection ». La correspondance est signée par Genèse Dorcinvil, secrétaire générale, et Béana Amilcar, administratrice.