PORT-AU-PRINCE, lundi 1er juin 2026 (RHINEWS) – La Fondasyon Je Klere (FJKL) a exprimé sa consternation après l’assassinat de quatre policiers de l’Unité Temporaire Anti-Gang (UTAG) et d’un guide qui les accompagnait dans la zone de Carrefour Robert, dans la commune des Verrettes, le vendredi 29 mai.
Dans son communiqué, l’organisation souligne que les victimes ont perdu la vie « dans l’exercice de leur fonction de protéger et servir la population » dans un contexte sécuritaire particulièrement difficile pour le pays.
La FJKL rappelle que l’UTAG est déployée aux Verrettes depuis 2023 et estime que cette unité joue un rôle important dans la région du Bas-Artibonite en contribuant à freiner l’expansion des groupes armés vers Saint-Marc et le Plateau Central. L’organisation mentionne également l’intervention de cette unité à Pont-Sondé lors du massacre survenu en octobre 2024 afin de limiter les dégâts causés à la population.
L’organisation dit avoir été particulièrement choquée par une vidéo qui montrerait le chef du gang de Savien récompensant publiquement les auteurs présumés de l’attaque contre les policiers.
« La FJKL juge plus choquante encore la vidéo montrant le chef de gang de Savien en train de récompenser publiquement et sans crainte les assassins des policiers », écrit-elle.
La fondation déplore également la répétition des attaques meurtrières visant les membres de la Police nationale d’Haïti (PNH) et l’absence de sanctions dans plusieurs dossiers.
« La FJKL ne compte plus les scènes d’assassinats de policiers restées impunies. Il faut stopper cette spirale. Et au plus vite ! », affirme le document.
La FJKL appelle par ailleurs les autorités à renforcer les capacités des forces de sécurité haïtiennes à travers le recrutement, la formation, le renseignement et l’acquisition d’équipements adaptés.
Elle invite les responsables publics à « prendre les bonnes décisions » en orientant davantage de ressources vers le renforcement des institutions de sécurité nationales.
L’attaque des Verrettes s’inscrit dans un contexte marqué par la multiplication des violences des bandes armées dans l’Artibonite, une région qui demeure l’un des principaux foyers d’insécurité du pays.

