WASHINGTON, mercredi 4 mars 2026 (RHINEWS)- La Federal Aviation Administration (FAA) a annoncé la prolongation, jusqu’au 3 septembre 2026, des restrictions interdisant à certains aéronefs américains d’opérer dans l’espace aérien d’Haïti, invoquant des « risques pour la sécurité des vols liés à l’instabilité persistante » dans le pays.
Selon un avis officiel (NOTAM) publié le 2 mars 2026, les personnes et entités visées sont « interdites d’opérer à des altitudes allant de la surface jusqu’à 9 999 pieds au-dessus du niveau moyen de la mer (MSL) dans le territoire et l’espace aérien d’Haïti », dans des zones précisément délimitées. Le texte précise que la mesure est en vigueur « du 2 mars 2026 à 20h10 UTC jusqu’au 3 septembre 2026 à 05h00 UTC ».
La FAA indique que l’interdiction s’applique « à tous les transporteurs aériens américains et opérateurs commerciaux », ainsi qu’« à toute personne exerçant les privilèges d’un certificat d’aviateur délivré par la FAA », à l’exception de certaines opérations spécifiques, notamment celles effectuées par des aéronefs immatriculés aux États-Unis pour le compte d’un transporteur étranger. Sont également concernés « tous les exploitants d’aéronefs civils immatriculés aux États-Unis ».
Le régulateur américain précise toutefois que des dérogations peuvent être accordées. « Ce NOTAM n’interdit pas les opérations autorisées par une autre agence du gouvernement des États-Unis avec l’approbation de la FAA », souligne le document. Les opérateurs souhaitant effectuer des vols dans les zones concernées doivent obtenir une autorisation préalable. En cas d’urgence « nécessitant une décision et une action immédiates pour la sécurité du vol », le commandant de bord peut s’écarter des restrictions « dans la mesure requise par cette urgence ».
Ces restrictions s’inscrivent dans la continuité de mesures déjà adoptées par la FAA ces dernières années en raison de la dégradation de la situation sécuritaire en Haïti, marquée par l’expansion de groupes armés et des incidents à proximité d’infrastructures critiques, dont des aéroports. L’agence évoque explicitement des « risques pour la sécurité des vols associés à l’instabilité en cours ».
Sur le plan opérationnel, la prolongation de ces limitations peut entraîner des modifications d’itinéraires, des surcoûts liés au carburant et à l’allongement des temps de vol pour les compagnies concernées. Elle peut également affecter la desserte aérienne directe entre les États-Unis et Haïti, en particulier pour les transporteurs soumis à la juridiction américaine.
Des acteurs du secteur aérien rappellent que ces décisions, bien que techniques, ont des répercussions économiques et humaines. La réduction ou la suspension de certains vols peut compliquer les déplacements de la diaspora haïtienne, ralentir les échanges commerciaux et perturber les opérations humanitaires dépendantes du transport aérien.
La FAA indique enfin que des informations complémentaires sont disponibles sur son site officiel et rappelle que la mesure est émise en vertu des dispositions légales américaines encadrant la sécurité de l’aviation civile

