La députée Sheila Cherfilus‑McCormick, accusée d’avoir détourné 5 M$ de fonds de l’Federal Emergency Management Agency (FEMA), aurait dépensé 109 000 $ pour une bague diamant jaune…

photo FBG: Congresswoman Sheila Cherfilus McCormick, representante du district 20, Etat de la Floride....

MIAMI, samedi 6 décembre 2025 (RHINEWS)- Une inculpation fédérale dévoilée en novembre 2025 accuse la députée Sheila Cherfilus-McCormick d’avoir détourné environ 5 millions de dollars initialement versés dans le cadre d’un contrat de vaccination COVID-19. Les procureurs fédéraux soutiennent que l’argent a ensuite été transféré via plusieurs comptes bancaires avant d’être utilisé à la fois pour financer sa campagne de 2021 et pour des dépenses personnelles, notamment l’achat d’une bague de 3,14 carats, estimée à 109 000 $.

Selon l’acte d’accusation, les transferts incluent : 2,4 millions à la société de conseil de Cherfilus-McCormick, 1,2 million vers un compte géré par des membres de sa famille, 830 000 $ sur un autre compte dont elle était signataire autorisée, 334 000 $ vers le compte d’une tierce personne accusée d’avoir organisé des dons fictifs, et 190 000 $ vers la société de conseil de son frère.

Le procureur a précisé que la bague en question — une “Fancy Vivid Yellow Diamond” achetée le 1ᵉʳ septembre 2021 — est visible sur le portrait officiel de la députée, ce qui correspond à la description du bijou visé par l’accusation.

La députée, élue pour représenter le 20ᵉ district de Floride, est poursuivie pour détournement de fonds publics, blanchiment d’argent, contributions illégales à sa campagne via des “donateurs écrans” — ou « straw donors » — et fausses déclarations fiscales. Si elle est reconnue coupable sur l’ensemble des chefs d’accusation, elle risque plusieurs décennies de prison.

Dans un communiqué publié après les charges, Cherfilus-McCormick a déclaré que l’accusation est « injuste, sans fondement, un simulacre d’enquête », et a affirmé qu’elle coopérerait pleinement avec la justice pour « prouver sa bonne foi ».

Les procureurs, eux, affirment que les transferts d’argent via une série de comptes ont permis de dissimuler l’origine des fonds et de les réinjecter dans sa campagne — un stratagème dénoncé comme un détournement flagrant des aides d’urgence destinées à la crise sanitaire.