PORT-AU-PRINCE, samedi 27 juin 2026 (RHINEWS) – La Conférence des pasteurs haïtiens (COPAH) a adressé un message officiel de solidarité à l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en Haïti à la suite des récents séismes qui ont frappé le territoire vénézuélien, faisant des victimes, de nombreux blessés, des déplacés et d’importants dégâts matériels. Dans cette correspondance adressée au chef de mission diplomatique vénézuélien à Port-au-Prince, l’organisation religieuse exprime sa compassion envers les familles touchées et rappelle la solidarité dont le Venezuela avait fait preuve envers Haïti après le séisme du 12 janvier 2010.
La COPAH indique avoir appris « avec une profonde tristesse les conséquences douloureuses des récents séismes qui ont frappé la République bolivarienne du Venezuela », évoquant « des pertes en vies humaines, de nombreux blessés, des familles endeuillées, des communautés déplacées et d’importants dégâts matériels ».
L’organisation affirme que les pasteurs, les églises et les communautés qu’elle représente s’associent aux efforts de secours et adressent leurs prières au peuple vénézuélien. « En ces heures d’épreuve, nous voulons vous exprimer, ainsi qu’au peuple vénézuélien tout entier, notre compassion fraternelle, notre solidarité morale et nos prières les plus sincères », écrit la COPAH. Elle ajoute que ses membres « s’unissent de cœur aux familles touchées, aux blessés, aux secouristes, aux autorités mobilisées et à toutes les personnes qui luttent pour sauver des vies, consoler les affligés et reconstruire l’espérance ».
Dans son message, la Conférence des pasteurs haïtiens établit un parallèle entre cette catastrophe et le séisme qui avait dévasté Haïti en janvier 2010. « Le peuple haïtien connaît profondément la douleur d’un tremblement de terre. Le 12 janvier 2010 demeure gravé dans notre mémoire collective comme l’un des moments les plus tragiques de notre histoire contemporaine », souligne-t-elle, rappelant les pertes humaines, les destructions et les conséquences institutionnelles de cette catastrophe.
La COPAH met également en avant le soutien apporté par le Venezuela au lendemain de ce séisme. Selon elle, « l’aide apportée par votre pays, les gestes d’accompagnement, le soutien matériel et la coopération régionale ont représenté bien plus qu’une assistance circonstancielle : ils furent reçus comme une marque de fraternité, de proximité humaine et de respect envers la dignité du peuple haïtien ».
La correspondance évoque également le programme PetroCaribe, présenté comme une initiative de coopération régionale ayant contribué à soutenir plusieurs pays de la Caraïbe. « Au-delà des débats et des responsabilités qui relèvent de la gestion nationale des ressources, ce mécanisme de coopération mis en place par le Venezuela a été perçu, à son origine, comme une expression concrète de solidarité envers les peuples de la Caraïbe, notamment envers Haïti, dans un contexte de vulnérabilité économique et sociale », indique le document.
La COPAH affirme que cette assistance demeure présente dans la mémoire collective haïtienne. « Aujourd’hui, alors que le peuple vénézuélien traverse à son tour une douloureuse épreuve, la COPAH tient à dire avec respect et reconnaissance : Haïti se souvient. Nous nous souvenons des mains tendues vers nous lorsque notre pays était frappé. Nous nous souvenons des gestes qui ont aidé notre peuple à tenir debout. Nous nous souvenons que la solidarité entre les peuples ne disparaît pas avec le temps ; elle devient une dette morale de reconnaissance, d’amitié et de prière », écrit-elle.
L’organisation présente également ses condoléances aux familles endeuillées et assure le peuple vénézuélien de son soutien spirituel. Elle dit prier « afin que Dieu fortifie les personnes affectées, soutienne les équipes de secours, inspire les autorités dans les décisions urgentes à prendre et renouvelle l’espérance au sein des communautés éprouvées ».
La COPAH estime que les catastrophes naturelles rappellent « la fragilité de la condition humaine », tout en révélant « la force de la compassion, de la foi et de la fraternité entre les nations ». Elle affirme demeurer convaincue que « dans la douleur comme dans la reconstruction, les peuples ne doivent jamais se sentir seuls » et demande à l’ambassadeur de transmettre au peuple vénézuélien « l’expression de notre profonde solidarité, de notre reconnaissance historique et de notre communion spirituelle en ce moment de deuil et d’épreuve nationale ».

