La COPAH dénonce des « défaillances graves de l’État » après le drame de la Citadelle Laferrière et réclame une enquête indépendante…

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PORT-AU-PRINCE, mardi 14 avril 2026 (RHINEWS)-  La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) a exprimé sa « profonde douleur » à la suite de la tragédie survenue à la Citadelle Laferrière, qui a fait « plusieurs dizaines de morts », tout en appelant à une enquête indépendante et à l’établissement des responsabilités.

Dans une déclaration officielle signée par son président, le Dr Ernst Pierre Vincent, l’organisation religieuse affirme se tenir « aux côtés des familles endeuillées, partageant leur douleur et portant la nation dans la prière », citant le verset biblique : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. » 

Toutefois, la COPAH estime que « cette tragédie ne peut être réduite à une fatalité » et met en garde contre « des discours religieux dévoyés qui, sous couvert de spiritualité, détournent l’attention des responsabilités humaines et institutionnelles ». 

L’organisation pointe des manquements structurels, affirmant que le drame « révèle une fois de plus de graves défaillances de l’État en matière de sécurité, d’organisation et de protection des citoyens » et soutient que « ce drame était évitable ». 

Elle critique également la réponse des autorités, dénonçant « toute tentative de banalisation », notamment lorsque « la réponse officielle met en avant la prise en charge des frais funéraires ». « La vie humaine ne se compense pas », insiste la déclaration, ajoutant qu’« une nation ne se gouverne pas par des gestes symboliques après coup, mais par des actions responsables en amont ». 

La COPAH appelle ainsi à « une enquête indépendante et crédible », à « l’identification claire de toutes les responsabilités afin d’être sanctionnées conformément à la loi » et à « des mesures immédiates pour garantir la sécurité des citoyens d’où qu’ils se trouvent ». 

« Le peuple haïtien mérite vérité, justice et respect », conclut l’organisation, estimant que « l’heure n’est ni à la communication de façade, ni à des promesses d’enquêtes sans suite, mais à une responsabilité réelle et assumée ».