GEORGETOWN, vendredi 9 octobre 2026 (RHINEWS) – Le Fonds de développement de la CARICOM (CDF) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont effectué, les 1er et 2 octobre en Jamaïque, des visites de terrain pour évaluer l’avancement d’un programme de relèvement des communautés touchées par l’ouragan Melissa, auquel le CDF contribue à hauteur de 500 000 dollars américains.
Selon un communiqué du Secrétariat de la CARICOM publié vendredi, ces visites, réalisées avec des partenaires nationaux et communautaires, ont permis d’examiner la mise en œuvre de l’Initiative jamaïcaine pour un relèvement résilient (JARRI), de rencontrer des habitants et des partenaires techniques, et d’évaluer l’utilisation de la contribution du Fonds.
Ce financement, accordé par l’intermédiaire du mécanisme d’assistance d’urgence en cas de catastrophe du CDF (EDAF), soutient les premières opérations de relèvement, la gestion des débris, le rétablissement des moyens de subsistance, le recyclage et la réhabilitation de l’environnement.
« Le relèvement doit aller au-delà du rétablissement de ce qui a été perdu », a déclaré Kenrick Burke, spécialiste de programme chargé de l’énergie durable au CDF, selon des propos rapportés dans le communiqué et traduits de l’anglais.
« Par l’intermédiaire de l’EDAF, le CDF soutient une approche qui aide les communautés à retrouver leurs accès, à rétablir leurs moyens de subsistance et à renforcer leur résilience », a-t-il ajouté. Il a également présenté les activités du programme comme une illustration de « la valeur de la solidarité régionale et des partenariats concrets ».
Mis en œuvre par le PNUD en collaboration avec des organismes nationaux et des acteurs locaux, JARRI associe le nettoyage immédiat et le rétablissement des accès à des interventions destinées à réduire les risques environnementaux et sanitaires et à améliorer la capacité des communautés à faire face à de futurs chocs climatiques.
L’un de ses principaux volets est un programme de travail rémunéré, dit « Cash-for-Work », qui procure un revenu temporaire aux habitants touchés par la catastrophe en contrepartie de leur participation aux activités de relèvement. Ces travaux comprennent le déblaiement, le nettoyage communautaire, le tri et le recyclage des matériaux récupérés ainsi que la restauration de l’environnement. À ce jour, 102 membres des communautés ont bénéficié d’activités de renforcement des capacités liées à ce volet, précise le communiqué.
La mission a également examiné la protection des zones humides et des mangroves, qui constituent des barrières naturelles contre les ondes de tempête, les vagues, les inondations et l’érosion côtière. Les interventions soutenues par JARRI comprennent le rétablissement de la circulation de l’eau, l’enlèvement des déchets et des obstacles, la lutte contre les empiètements sur ces milieux et la sensibilisation des habitants à leur rôle dans la réduction des risques de catastrophe.
Le programme encourage aussi le recyclage et la réutilisation des matériaux récupérés. En dépassant une approche traditionnelle consistant à « nettoyer et jeter », il vise à réduire la pression sur les sites d’élimination des déchets, à améliorer la sécurité de la manipulation des débris et à permettre leur transformation en ressources utilisables par les communautés.
Créé en vertu du Traité révisé de Chaguaramas, le CDF fournit une assistance financière et technique aux pays, régions et secteurs défavorisés du marché et de l’économie uniques de la CARICOM. Son mandat comprend la réduction des disparités entre les États membres et au sein de ceux-ci.
Le CDF et le PNUD ont indiqué qu’ils poursuivraient leur collaboration avec les autorités nationales, les représentants communautaires et les partenaires de mise en œuvre afin de soutenir la réalisation des activités de JARRI dans les délais prévus et de renforcer la préparation des communautés aux catastrophes.

