Haïti : Erik Prince décrit une montée en puissance de la police face aux gangs armés…

Erik Prince, Fondateur de Vectus Global...

PORT-AU-PRINCE, jeudi 20 novembre 2025 (RHINEWS) – L’homme d’affaires américain Erik Prince a affirmé que la situation sécuritaire en Haïti connaît une évolution « ascendante » grâce à une assistance extérieure financée par le gouvernement haïtien, et non par les États-Unis, tout en décrivant des violences extrêmes attribuées à plusieurs groupes armés.

Selon Erik Prince, son équipe serait intervenue en Haïti « il y a environ six mois », à un moment où, dit-il, « le gouvernement était très proche de tomber », avec des gangs contrôlant « environ 90 % de Port-au-Prince et près de 70 % de la campagne ». Il affirme que les autorités haïtiennes auraient alors sollicité un soutien « pour repousser » des groupes criminels qu’il qualifie de « narco, cannibales, zombies ».

L’entrepreneur a déclaré que certains gangs auraient commis des actes d’une violence extrême. Il cite notamment un épisode survenu « le mercredi après Pâques » au cours duquel « trois policiers ont été pris en embuscade et tués ». Dans la foulée, affirme-t-il, « ils ont été décapités, castrés, leurs cavités corporelles ouvertes et leurs organes prélevés pour être vendus à des sorciers zombies ». Selon lui, ces groupes « ne se contentent pas de tuer des policiers », mais « les tuent et les mangent ».

Erik Prince soutient que l’objectif de l’appui apporté a été de « permettre de surclasser la puissance de feu des gangs ». Il assure que la Police nationale d’Haïti est désormais « beaucoup plus capable, beaucoup plus ascendante », annonçant « une prochaine phase » comprenant « des opérations terrestres plus importantes » pour « nettoyer quartier par quartier » les zones contrôlées par les groupes armés.

Il insiste sur le fait que « pas un dollar du contribuable américain ne finance » ces opérations. « C’est le gouvernement haïtien, avec des moyens très limités, qui paie des professionnels occidentaux pour aider et renforcer sa police », affirme-t-il, y voyant « un modèle qui pourrait fonctionner ailleurs ».