États-Unis : l’ICE arrête environ 50.000 personnes en août, maintenant un rythme record…

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WASHINGTON, mardi 1er septembre 2026 (RHINEWS)– Les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence américaine chargée notamment de l’application des lois fédérales sur l’immigration, ont arrêté environ 50.000 personnes au cours du mois d’août, selon des données préliminaires du gouvernement citées par un haut responsable du Department of Homeland Security (DHS).

Le nombre d’arrestations enregistrées en août est comparable à celui de juillet, qui avait constitué le mois le plus élevé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche pour un second mandat. Le total définitif d’août n’a pas encore été publié et pourrait donc évoluer lorsque les données seront consolidées.

« Les agents et officiers de l’ICE ont arrêté environ 50.000 personnes en août », a indiqué le responsable du DHS cité par NBC News, précisant que les chiffres disponibles à ce stade étaient préliminaires.

Cette nouvelle estimation confirme l’accélération des opérations d’arrestation engagées par l’administration Trump. Après une baisse marquée en février et en mars, les arrestations ont recommencé à augmenter à partir de mai. Les mois de juin et juillet avaient déjà établi de nouveaux records mensuels, selon les données de l’ICE.

En juillet, l’ICE avait officiellement enregistré 49.571 arrestations, soit une hausse de 15 % par rapport aux 43.021 arrestations de juin et de 70 % par rapport aux 29.241 enregistrées en février, selon des données gouvernementales transmises au Deportation Data Project de l’Université de Californie et analysées par l’Associated Press.

Le volume enregistré en juillet représentait également une forte progression par rapport à la période précédant le retour de Donald Trump au pouvoir. Les arrestations de l’ICE s’établissaient alors à un peu plus de 8.000 par mois, principalement des personnes transférées de prisons ou de centres de détention locaux vers les services fédéraux de l’immigration.

L’augmentation s’inscrit dans le cadre de la politique de durcissement de l’application des lois migratoires menée par l’administration Trump. Selon l’Associated Press, les autorités ont progressivement élargi les lieux et les circonstances dans lesquels l’ICE peut procéder à des arrestations, tandis que l’agence bénéficie désormais de moyens financiers considérablement renforcés.

La stratégie opérationnelle a toutefois évolué au cours de l’année. Après plusieurs opérations très médiatisées dans de grandes villes américaines, qui avaient suscité de nombreuses réactions, les arrestations sont devenues moins visibles et se déroulent notamment lors de contrôles routiers, dans les aéroports, à proximité des tribunaux ou lors de rendez-vous administratifs liés à l’immigration.

Cette évolution n’a pas entraîné de ralentissement significatif du nombre total d’arrestations. Les données de juillet montrent notamment que les personnes arrêtées uniquement pour des infractions civiles liées à leur statut migratoire représentaient pour la première fois plus de la moitié du total mensuel sous le second mandat de Donald Trump, selon les données analysées par l’Associated Press.

Le rythme actuel intervient alors que le Congrès a approuvé en juin une enveloppe d’environ 70 milliards de dollars destinée au financement de l’ICE et de la Border Patrol jusqu’à la fin du mandat présidentiel de Donald Trump. Cette augmentation des ressources doit notamment permettre d’accroître les capacités de détention et les moyens consacrés aux opérations d’application des lois migratoires.

L’ICE a ainsi engagé l’extension de ses capacités de détention et conclu de nouveaux contrats liés à ses opérations. Parmi les infrastructures prévues figure notamment un site à San Antonio, au Texas, dont la gestion doit être assurée par un nouveau prestataire dans le cadre d’un contrat de 17 millions de dollars, selon des documents de marchés publics cités par NBC News.

Le maintien d’un niveau proche de 50.000 arrestations mensuelles en juillet et en août intervient alors que la Maison-Blanche poursuit son objectif d’intensification des expulsions de personnes en situation irrégulière. L’ampleur des arrestations constitue désormais l’un des principaux indicateurs de la mise en œuvre de cette politique migratoire.