PORT-AU-PRINCE, 24 octobre 2026 (RHINEWS)— Le président salvadorien Nayib Bukele a affirmé samedi que les restes humains remis à l’aéroport en Haïti ne sont pas ceux des quatre techniciens aéronautiques salvadoriens portés disparus.
« Ce ne sont pas nos hommes », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Selon Bukele, une organisation non gouvernementale avait acheminé les restes à l’aéroport en affirmant qu’ils appartenaient aux quatre Salvadoriens. Il soutient toutefois que les éléments retrouvés ne correspondent pas à leur identité.
Le président affirme que les dépouilles comprennent celles d’un enfant, d’un homme beaucoup plus grand que les techniciens salvadoriens et d’une personne portant une partie d’un uniforme appartenant à une armée étrangère.
Il indique également que des pièces d’identité et des uniformes militaires provenant d’autres pays ont été découverts parmi les restes.
Ces déclarations contredisent les premières informations selon lesquelles les corps récupérés pourraient être ceux des quatre Salvadoriens disparus.
Les militaires concernés sont des techniciens aéronautiques affectés au contingent salvadorien engagé au sein de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti.
Ils sont portés disparus depuis une attaque contre leur véhicule blindé dans la zone de Croix-des-Bouquets, à la périphérie de Port-au-Prince.
Le véhicule aurait été pris pour cible par des hommes lourdement armés et frappé par des explosifs avant de prendre feu. Les quatre militaires auraient réussi à en sortir, mais tout contact avec eux aurait ensuite été perdu.
Bukele avait auparavant déclaré qu’ils étaient retenus par des gangs et annoncé le déploiement de moyens supplémentaires pour les retrouver.
Avec son nouveau message, le président salvadorien écarte donc l’hypothèse selon laquelle les restes transportés à l’aéroport appartiendraient aux quatre techniciens.

