TOKYO, (Japon), mercredi 29 juillet 2026 (RHINEWS) – Des chercheurs japonais affirment avoir identifié une forme spécifique de protéine qui pourrait être à l’origine du déclenchement de la maladie d’Alzheimer, une découverte susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le diagnostic précoce et le développement de traitements ciblés contre cette maladie neurodégénérative.
Les travaux, publiés dans la revue scientifique Brain Communications, ont été menés par une équipe du Centre national de neurologie et de psychiatrie (NCNP) au Japon. Les scientifiques indiquent avoir identifié une forme particulière de protéine bêta-amyloïde, baptisée « Peak 1 amyloid beta », qu’ils considèrent comme le « germe » ou la « graine » favorisant l’accumulation progressive des dépôts amyloïdes dans le cerveau.
« Nous pensons avoir identifié le point de départ de l’accumulation de la bêta-amyloïde », ont expliqué les chercheurs, estimant que cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes précoces de la maladie.
Selon les auteurs de l’étude, la maladie d’Alzheimer est caractérisée par une accumulation anormale de fragments de protéines bêta-amyloïdes dans le cerveau, qui forment progressivement des plaques susceptibles d’endommager les neurones et d’entraîner un déclin des fonctions cognitives. Jusqu’à présent, les scientifiques ne savaient pas précisément comment débutait ce processus.
Les chercheurs estiment que l’identification de cette protéine pourrait contribuer au développement de méthodes permettant de détecter la maladie à un stade plus précoce et de concevoir des traitements capables d’empêcher ou de ralentir la formation des plaques amyloïdes avant l’apparition de symptômes importants. Ils soulignent toutefois que des recherches complémentaires seront nécessaires afin de confirmer ces résultats chez l’être humain et d’évaluer leurs applications thérapeutiques.
La maladie d’Alzheimer est la forme de démence la plus répandue dans le monde. Elle provoque une détérioration progressive de la mémoire, du raisonnement et de l’autonomie des personnes atteintes. Les traitements actuellement disponibles permettent essentiellement de ralentir l’évolution des symptômes sans guérir la maladie.

