PORT-AU-PRINCE, samedi 7 février 2026 (RHINEWS)- Smith Joseph, faisant l’objet d’un avis de recherche émis par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) pour « blanchiment d’argent, financement du terrorisme et association de malfaiteurs », rejette catégoriquement ces accusations, qu’il qualifie d’« infondées » et visant, selon lui, à « détruire son caractère ».
Dans une interview à RHINEWS, Smith Joseph affirme que ces poursuites relèvent d’une manœuvre politique. Il met directement en cause le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son entourage, qu’il accuse de « fomenter un complot » destiné à le faire taire. Selon lui, il s’agit de « persécutions politiques » visant à le « neutraliser » à l’occasion de l’échéance du 7 février 2026, date à laquelle M. Fils-Aimé ambitionnerait, de « consolider son pouvoir avec l’appui de soutiens internationaux ».
Smith Joseph estime être ciblé en raison de sa fonction au sein du cabinet du conseiller-président Fritz Alphonse Jean. « On cherche à me détruire pour ce que j’ai été et pour ce que je représente », soutient-il, rejetant toute implication dans les faits qui lui sont reprochés.
Il affirme par ailleurs que ses avocats ont procédé à des vérifications auprès de la DCPJ et que « les registres consultés ne font état d’aucun dossier » le concernant. Selon lui, il n’a « jamais été invité, convoqué ni interrogé » par la police judiciaire. « La DCPJ ne peut pas émettre un avis de recherche contre moi alors qu’aucune investigation n’a été menée et que je n’ai jamais été entendu », déclare-t-il.
« Mes avocats, Me Jean-Baptiste Brown et Me Fanfan Guérilus, prendront toutes les actions de droit nécessaires afin de tirer cette affaire au clair », précise Smith Joseph.

