WASHINGTON, jeudi 26 mars 2026 (RHINEWS)- Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi une nouvelle prolongation de l’ultimatum imposé à l’Iran dans le cadre du conflit en cours, affirmant que des pourparlers se déroulent « très bien » tout en maintenant la pression militaire. Les négociations demeurent toutefois caractérisées par des déclarations contradictoires entre les deux parties et aucune percée claire vers un accord n’a encore été confirmée.
Lors d’un message publié jeudi après‑midi sur Truth Social, Trump a indiqué pour la deuxième fois cette semaine avoir reporté de dix jours l’échéance visant à obliger l’Iran à rouvrir totalement le Strait of Hormuz aux navires internationaux. La nouvelle date butoir est fixée au 6 avril à 20 h (ET). Il a expliqué qu’en réponse à une demande du gouvernement iranien, il suspendait la période de destruction des installations énergétiques.
« Nous avons des pourparlers très sérieux avec l’Iran, avec les bonnes personnes », a déclaré Trump lors d’une réunion de son cabinet, soulignant qu’il ne savait pas encore si un accord serait conclu. « Je ne sais pas si nous serons capables de le faire. Je ne sais pas si nous sommes disposés à le faire. Ils auraient dû le faire il y a quatre semaines… » a‑t‑il ajouté.
Plus tard, il a insisté : « L’Iran mendie pour conclure un accord », rejetant les suggestions selon lesquelles lui-même serait « désespéré » de trouver une issue diplomatique, et affirmant avoir « d’autres cibles à frapper avant de partir ».
La Maison‑Blanche a transmis à Téhéran, via le gouvernement pakistanais, un projet de paix en 15 points destiné à mettre fin au conflit, incluant notamment la réouverture totale du détroit de Hormuz et d’autres concessions stratégiques, selon des responsables américains.
Cependant, Téhéran nie avoir engagé des négociations directes avec Washington. L’agence de presse publique iranienne a rapporté que l’Iran avait rejeté la proposition, la qualifiant de plan « unilatéral et injuste ». Un responsable iranien cité par la presse d’État a affirmé que l’accord ne pourrait être envisagé que si les attaques et les assassinats cessaient et des garanties étaient données pour qu’un tel conflit ne se reproduise pas.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a aussi déclaré que « le pouvoir de l’Iran est le détroit d’Ormuz », ajoutant que le passage restait ouvert aux navires « non hostiles », mais excluait les « ennemis ».
Dans un contexte de frappes aériennes continues et de tensions régionales, les forces israéliennes ont annoncé jeudi qu’elles avaient « éliminé » le commandant de la marine des gardiens de la révolution iranienne, Alireza Tangsiri, ainsi que le chef du renseignement naval lors d’une frappe nocturne. Cette opération s’inscrit dans les efforts pour rouvrir le détroit, que Tangsiri avait contribué à bloquer.
Au même moment, la porte‑parole de la Maison‑Blanche, Karoline Leavitt, a averti plus tôt cette semaine que Trump était prêt à « déchaîner l’enfer » si l’Iran refusait d’accepter un accord, tout en répétant que la priorité restait la paix.
Les positions restent profondément divergentes : Washington affirme que les discussions avancent et qu’un accord pourrait mettre fin au conflit, tandis que Téhéran dément la tenue de pourparlers directs et qualifie la démarche américaine de narrative inexacte, ajoutant que toute solution doit être conforme à ses propres conditions et intérêts stratégiques dans la région.
L’issue de ces négociations demeure incertaine alors que les hostilités se poursuivent dans diverses régions du Moyen‑Orient et que les risques d’escalade militaire ou de prolongation du conflit persistent.

