Pierre Espérance rend le pouvoir de facto responsable du massacre des policiers à Village de Dieu

Photo: Dieu Nalio Chery: Policiers en operation)

Port-au-Prince, 13 mars 2021- De l’avis de Pierre Espérance, ce qui s’est passé hier à Village de Dieu est un véritable carnage où des policiers ont été massacrés sauvagement par des bandits à la solde du pouvoir de facto en place, lors d’une opération ratée, non planifiée.

En plus de l’affront que l’institution a subi dans le cadre de cette opération improvisée qui a tourné drame, ce qui s’est passé participe de la stratégie du régime PHTK pour affaiblir, voire réduire la police nationale à sa plus simple expression, a indiqué Pierre Espérance.

Le défenseur des droits humains affirme que depuis l’arrivée de Jovenel Moïse a la tête de l’Etat, les bandits, mieux entretenus que les policiers, sont devenus plus arrogants et opèrent à visière levée et sans contrainte.

Selon M. Espérance, les policiers victimes ont été envoyés à la boucherie par les autorités en place qui n’ont pas pris le temps pour préparer l’opération policière au cours de laquelle les intervenants ne disposaient pas d’information pour s’acquitter de leur tâche.

Il estime que des informations relatives à cette opération policière auraient été fuitées par certains éléments au sein de l’institution policière, ce qui aurait facilité la tache aux bandits qui ont piégé les policiers.

Pierre Espérance dénonce la présence au sein du haut commandement de la police nationale de certains éléments participant à la planification des opérations policières, mais qui seraient de connivence avec des escadrons de la mort.

Il exhorte les policiers à agir de manière de plus en plus professionnelle et a se garder d’exécuter tout ordre manifestement illégal et à se ranger du côté de la population afin de mettre les bandits hors d’état de nuire.

Il rappelle que, sous le commandement de Léon Charles, plus au moins cinq (5) opérations policières ont échoué piteusement à Village de Dieu et dans le fief du gang ‘’400 mawozo’’ à la Croix-des-Bouquets.