L’Initiative du 24 avril 2025 dévoile son plan de gouvernance transitoire et appelle à une refondation inclusive de l’État haïtien…

Palais National/ image d'illustration

PÉTION-VILLE, mercredi 28 mai 2025 (RHINEWS)Réunies à l’hôtel Montana, le mardi 20 mai 2025, “plusieurs structures politiques, organisations de la société civile et personnalités indépendantes ont pris part à la cérémonie de présentation officielle du plan de gouvernance transitoire porté par l’Initiative du 24 avril 2025, dans un contexte de crise institutionnelle prolongée en Haïti.”

Dans un communiqué publié ce mercredi, les initiateurs ont salué « la participation massive et engagée » des secteurs présents, y voyant « un signal fort d’un peuple meurtri mais debout, conscient des défis historiques qu’il affronte, mais résolu à construire un avenir de justice, de sécurité et de souveraineté. »

L’Initiative regroupe plusieurs entités, dont la Plateforme UNIR, le Parti Rasanbleman pou Diyite Ayiti (RDA), Nouvelle Orientation Unifiée pour Libérer Haïti (NOULAH), le Collectif des Universitaires Progressistes, le Groupe d’Action Patriote (GAP), le Mouvement Républicain, Fanm Angaje pou Libere Ayiti, ainsi qu’un ensemble de militants indépendants et d’acteurs de la diaspora, notamment des plateformes en Floride et au Canada. Ces acteurs se sont engagés autour d’un document politique proposant un nouveau cadre de gouvernance fondé sur la responsabilité, la justice sociale, la sécurité, et la restauration de la souveraineté nationale.

« Seule une transition véritablement refondatrice et inclusive peut permettre de rompre avec l’ordre ancien et ouvrir la voie à une gouvernance républicaine au service du bien commun », peut-on lire dans le communiqué signé par le Bureau de communication de l’initiative.

L’Initiative affirme avoir obtenu l’adhésion de 54 autres structures politiques et organisations de la société civile, sans en publier pour l’instant la liste complète. Toutefois, plusieurs participants, dont des représentants de syndicats enseignants, des collectifs de déplacés et des regroupements de jeunes professionnels, ont publiquement exprimé leur appui au plan.

Le document politique présenté propose une vision pour une transition capable d’aboutir à des élections inclusives, crédibles et non contestées. Il reste, selon ses promoteurs, ouvert à toutes les forces vives de la nation, y compris les organisations locales des dix départements géographiques du pays ainsi que les acteurs de la diaspora. « Le plan demeure accessible à toutes celles et ceux qui souhaitent contribuer à l’édification collective de cette transition porteuse d’espoir », souligne le texte.

L’Initiative n’a pas précisé les modalités institutionnelles envisagées pour la mise en œuvre du plan, mais insiste sur l’urgence d’un consensus national pour sortir de l’impasse. « Ce que nous proposons, ce n’est pas une structure figée, mais un cadre d’action commun à bâtir ensemble », a déclaré à RHINEWS l’un des participants, Jean-David L., représentant du Groupe d’Action Patriote.