Le Venezuela sollicite le déblocage de ses avoirs gelés tandis que l’ONU lance un appel aux dons après le séisme…

Delcy Rodriguez, president interimaire du Venezuela…

CARACAS, jeudi 9 juillet 2026 (RHINEWS)– Les autorités vénézuéliennes ont demandé mercredi à plusieurs pays de débloquer des actifs de l’État vénézuélien gelés à l’étranger afin de financer la réponse au double séisme meurtrier du 24 juin, alors que les Nations unies ont lancé un appel aux dons pour soutenir les opérations humanitaires dans le pays.

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a notamment exhorté le roi Charles III à autoriser la restitution des réserves d’or vénézuéliennes conservées au Royaume-Uni, estimant que ces ressources sont indispensables pour répondre à l’urgence humanitaire provoquée par les séismes.

« Nous demandons que les ressources appartenant au peuple vénézuélien soient libérées afin qu’elles puissent être utilisées pour faire face à cette catastrophe », a déclaré Mme Rodríguez, selon les autorités vénézuéliennes. Elle a également appelé les pays détenant des avoirs vénézuéliens gelés dans le cadre des sanctions internationales à en permettre l’accès pour financer les efforts de reconstruction et d’assistance aux populations sinistrées.

Parallèlement, les Nations unies ont lancé un appel aux contributions internationales afin de renforcer l’aide humanitaire destinée aux régions touchées par le double tremblement de terre survenu le 24 juin, qui a fait de nombreuses victimes et causé d’importants dégâts matériels.

Selon l’ONU, les fonds recherchés doivent permettre de fournir une assistance d’urgence, notamment en matière de santé, d’abris, d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et de sécurité alimentaire pour les populations affectées.

Les autorités vénézuéliennes soutiennent que les sanctions économiques imposées ces dernières années limitent leur capacité à mobiliser rapidement des ressources financières pour répondre aux catastrophes naturelles. Plusieurs milliards de dollars d’avoirs publics demeurent gelés dans différentes juridictions étrangères, en particulier aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Les gouvernements occidentaux justifient ces mesures par leur politique de sanctions visant les autorités vénézuéliennes, tandis que Caracas affirme que ces restrictions aggravent les conséquences des crises économiques et humanitaires auxquelles le pays est confronté.

L’appel de Caracas intervient alors que les opérations de secours et d’évaluation des besoins se poursuivent dans les zones sinistrées, où les autorités nationales, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires tentent de répondre aux besoins des personnes affectées.