Le roi d’Espagne met en garde contre un affaiblissement du lien transatlantique…

Screenshot

MADRID, samedi 10 janvier 2026 (RHINEWS)-  Le roi d’Espagne Felipe VI a mis en garde contre le risque de « démantèlement » du lien transatlantique entre l’Europe et les États-Unis et contre les conséquences qu’une telle évolution pourrait entraîner, lors de son discours à la conférence des ambassadeurs réunissant pendant deux jours à Madrid les chefs des missions diplomatiques espagnoles à travers le monde.

Reconnaissant que le maintien de cette relation exige aujourd’hui « une grande patience et un courage diplomatique », le souverain a fait une référence implicite au comportement imprévisible et arbitraire du président américain Donald Trump. Il a toutefois souligné que ce cadre transatlantique constitue un « dispositif indispensable », né « des cendres de la Seconde Guerre mondiale », qui a favorisé l’essor des démocraties, la stabilité, la croissance et le développement du multilatéralisme.

Felipe VI a averti que la préservation de ce lien relève d’« une responsabilité partagée », laquelle « exige loyauté mutuelle, confiance réciproque, vision d’avenir et respect des “règles du jeu” », ces dernières étant, bien que perfectibles, celles du droit international.

Sans citer explicitement Washington, le roi a formulé ce qui apparaît comme un reproche voilé à l’administration Trump, en référence à des décisions récentes, notamment l’intervention militaire au Venezuela.

« Nous avons tous à perdre de l’érosion de ce lien », a-t-il insisté à propos de la relation entre l’Europe et les États-Unis, ajoutant ne pas vouloir développer « l’hypothèse de ce que signifierait pour tous son démantèlement total ».

Au début de son allocution, le souverain — monté sur le trône en 2014 après l’abdication de son père — a annoncé la libération de cinq citoyens espagnols détenus au Venezuela.

Il a par ailleurs appelé à l’ouverture « dans les plus brefs délais » d’« une transition authentique, pacifique, inclusive et souveraine » au Venezuela, respectueuse de la volonté libre et indépendante du peuple vénézuélien et assortie de garanties, soulignant que ce dernier « doit être l’unique protagoniste de son propre destin ».