Le Parti Fusion dénonce comme “un non-sens” le projet du CPT d’organiser des élections présidentielles avant la fin de 2025…

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PORT-AU-PRINCE, lundi 15 septembre 2025 (RHINEWS) – Le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH/FUSION) s’insurge contre l’éventualité, évoquée dans la presse, d’élections présidentielles organisées par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) avant la fin de l’année 2025, excluant les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre. Pour le parti, une telle démarche est “un non-sens” et ne vise qu’à “masquer l’échec patent” du CPT.

“Il s’agit d’une démarche hasardeuse, pernicieuse et déloyale que le PFSDH/FUSION dénonce de la manière la plus énergique”, déclare le directoire dans un communiqué rendu public ce lundi. Selon le parti, ces élections partielles, représentant plus de 60 % de l’électorat exclu, “loin de restaurer la stabilité, ne feront qu’exacerber la crise haïtienne car elles déboucheront inévitablement sur des contestations d’un élu qui n’aura aucune légitimité.”

Le parti souligne que la mission principale du CPT devrait être la lutte contre les gangs et la création d’un climat sécuritaire. “Vouloir coûte que coûte organiser des élections en plein chaos, est la preuve que le CPT est en train d’exécuter un plan macabre qui ne dit pas encore son nom. Dans un tel contexte, seuls les candidats appuyés par les bandits armés auront la capacité de mener campagne”, poursuit le communiqué, ajoutant que convoquer le peuple “dans un climat sécuritaire aussi dégradé” revient à “envoyer nos compatriotes à la boucherie.”

Le PFSDH/FUSION invite le CPT et le gouvernement à tirer les leçons de l’histoire nationale : “Les élections sélectives et frauduleuses ont toujours constitué la source de notre instabilité récurrente et de nos malheurs.” Selon le parti, il est impératif de rechercher un consensus national à travers une instance morale comme la conférence épiscopale, en réunissant les secteurs politique, économique et de la société civile pour une gouvernance transitoire après le 7 février 2026.

“Le CPT devrait plutôt prendre conscience des conséquences de ses 17 mois de gestion calamiteuse au lieu de s’engager dans des manœuvres visant à placer par tous les moyens son poulain à la tête de l’État”, accuse encore la Fusion, insistant sur la nécessité d’un “pacte de gouvernabilité” construit autour d’un projet national commun.