La CARICOM se dissocie d’une initiative politique liée à Haïti et réaffirme son rôle de médiation…

Les drapeaux de la CARICOM et d'Haiti...

PORT-AU-PRINCE, jeudi 21 mai 2026 (RHINEWS) – Le Groupe des Personnes Éminentes (EPG) de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) a déclaré qu’il n’était « en aucune façon impliqué » dans une initiative politique dénommée « Washington-Haïti-CARICOM Solution Socio-Politique », organisée par le Consensus des Assises du Dialogue Inter-Haïtien (CADIH).

Cette mise au point intervient alors que le ministre des Affaires étrangères de Saint-Christophe-et-Niévès, Denzil L. Douglas, avait récemment évoqué le risque d’une « crise gouvernementale » en Haïti après le 7 juin 2026 autour du maintien d’Alix Didier Fils-Aimé au poste de Premier ministre, dans une correspondance adressée au coordonnateur du CADIH, Alexandre Joseph Dieunor.

Dans cette lettre datée du 10 mai 2026, le chef de la diplomatie saint-kittsienne accusait réception d’une communication transmise le 7 mai par le CADIH contenant « une proposition de thèmes pour des consultations nationales en Haïti ».

« Votre déclaration franche et concise du contexte est comprise. Le Conseil des relations étrangères et communautaires (COFCOR) de la CARICOM partage les préoccupations concernant les progrès d’Haïti vers des élections démocratiques dans une atmosphère de sécurité et de confiance pour les électeurs et tous les citoyens », écrivait Denzil Douglas.

Dans une déclaration publiée jeudi sur les réseaux sociaux officiels de la CARICOM, l’EPG a toutefois tenu à préciser qu’il n’avait participé ni directement ni indirectement à cette initiative politique.

« Le Groupe de Personnes Éminentes de la CARICOM (EPG) tient à informer le public haïtien qu’il n’est en aucune façon impliqué dans l’initiative politique dénommée “Washington-Haïti-CARICOM Solution Socio-Politique”, organisée par le Consensus des Assises du Dialogue Inter-Haïtien (CADIH) », peut-on lire dans le communiqué.

Le groupe a également réaffirmé la poursuite de sa mission d’accompagnement politique en Haïti dans le cadre des efforts régionaux visant à favoriser le retour à la stabilité institutionnelle et constitutionnelle.

« L’EPG poursuivra ses bons offices pour aider le gouvernement et les parties prenantes haïtiennes dans leur quête de stabilité, de bonne gouvernance, de la tenue d’élections libres et justes dès que possible et du rétablissement de l’ordre constitutionnel », ajoute la déclaration.

La CARICOM joue depuis plusieurs années un rôle de facilitation dans les discussions politiques haïtiennes, alors que le pays traverse une crise multidimensionnelle marquée par l’insécurité, l’affaiblissement des institutions et les difficultés liées à l’organisation d’élections.