Haïti : le MPR appelle à une alternative politique unie et salue le soutien de Nayib Bukele…

Palais National/ image d'illustration

PORT-AU-PRINCE,  mercredi 4 novembre 2026 (RHINEWS) – Le Mouvement du peuple revendicatif (MPR) appelle à la constitution d’une « alternative politique solide et unie » face à la crise haïtienne. Dans un texte de réflexion politique et citoyenne, l’organisation met en cause la responsabilité de dirigeants politiques et d’acteurs qui, selon elle, financent les groupes armés, tout en saluant la solidarité du président salvadorien Nayib Bukele.

« Il est impératif de doter le pays d’une alternative politique solide et unie, qui débouchera sur la refondation historique de notre chère République », affirme le mouvement dans ce document signé, pour sa direction politique, par Guy Robert Gourdet, Luckner Jabouin et Ezvamy Armand Jerome.

Le MPR attribue la dégradation de la situation nationale à la succession de régimes qu’il accuse de corruption et de violations des droits fondamentaux. Ces pratiques auraient, selon son analyse, creusé les inégalités et contribué au déchirement du tissu social.

L’organisation estime que « pendant plus de six années, un chaos généralisé s’est installé dans le pays », affectant les classes moyennes, les populations défavorisées et le secteur privé productif.

Elle accuse également des acteurs qu’elle ne nomme pas de continuer à « s’enrichir impunément en finançant et en alimentant des gangs armés pour assouvir leurs ambitions personnelles démesurées ».

Face à cette situation, le mouvement préconise l’entraide internationale et un sursaut national. Il salue « la solidarité du président Nayib Bukele » et présente les opérations de démantèlement des gangs menées par celui-ci comme une source d’inspiration.

Le MPR exhorte enfin la jeunesse haïtienne à se mobiliser pour écarter de la vie nationale ceux qu’il qualifie de « bourreaux ». Il ne précise ni les modalités de cette mobilisation ni les étapes envisagées pour construire l’alternative politique qu’il réclame.