Haïti : la FUSION réclame la démission de Fils-Aimé après le report des élections à 2027…

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PORT-AU-PRINCE, dimanche 1er novembre 2026 (RHINEWS) – La FUSION/PFSDH réclame la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant que le nouveau calendrier électoral compromet l’engagement de retour à des autorités élues au 7 février 2027. Dans une déclaration, la formation politique impute au chef du gouvernement la responsabilité politique des reports successifs des scrutins.

Selon les dates rapportées dans cette déclaration, le calendrier publié le 28 octobre prévoit désormais le premier tour des élections le 18 juillet 2027 et le second tour le 4 octobre 2027. La FUSION rappelle que des scrutins avaient précédemment été annoncés pour le 30 août, puis le 13 décembre 2026.

Pour le parti, cette succession de changements témoigne de l’incapacité des autorités à fixer des échéances crédibles et réalisables. « Jusqu’à quand les Haïtiens devront-ils attendre ? » interroge-t-il, en dénonçant également les modifications successives du décret électoral.

La formation politique souligne les conséquences de ces décisions pour les candidats ayant déjà consacré du temps, engagé des dépenses et entrepris des démarches administratives pour préparer leurs candidatures. Elle estime que les changements de règles et de dates alimentent l’incertitude et affaiblissent la confiance dans le processus électoral.

La FUSION affirme avoir alerté depuis longtemps le Conseil électoral provisoire (CEP) sur le manque de réalisme de ses calendriers. Elle reproche à l’institution d’invoquer les consultations avec les partis politiques pour justifier la nouvelle révision des échéances.

« Consulter les partis ne signifie pas leur faire porter la responsabilité des reports », déclare la formation. Elle demande au CEP et au gouvernement d’assumer leurs décisions et de rendre compte publiquement des obstacles qu’ils n’ont pas réussi à surmonter.

Le parti rappelle que le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé avait pris, dans le cadre du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, des engagements en faveur du rétablissement d’autorités élues. Selon son analyse, les nouvelles dates excluent l’entrée en fonction, le 7 février 2027, d’un président, de sénateurs, de députés ou de maires issus de ces scrutins.

« On ne peut pas prétendre préparer le retour à la démocratie tout en multipliant les reports sans résoudre les problèmes de sécurité, d’indépendance électorale et d’accès au vote », soutient la FUSION.

Estimant que cet échec engage directement la responsabilité politique du Premier ministre, la formation demande son départ et « la mise en place d’une solution institutionnelle respectueuse de la Constitution ». Elle souhaite que cette solution permette de réunir les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, transparentes, inclusives et sécurisées.

La déclaration ne précise toutefois ni les modalités de cette solution institutionnelle ni le mécanisme envisagé pour remplacer Fils-Aimé.

« Le peuple haïtien mérite des résultats », insiste la FUSION, qui reproche aux autorités de réviser les calendriers sans créer les conditions permettant effectivement l’organisation des scrutins.