WASHINGTON, vendredi 9 janv. 2026 (RHINEWS)- Le président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué jeudi soir que Washington envisageait d’élargir ses opérations militaires contre les cartels de la drogue en frappant désormais des cibles « sur terre », une annonce qui marque une nouvelle étape dans sa campagne contre les organisations qu’il accuse de narcoterrorisme en Amérique latine.
S’exprimant lors d’une interview sur la chaîne Fox News, Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient neutralisé « 97 % » des drogues entrant par voie maritime et qu’ils allaient désormais « commencer à frapper sur terre » les cartels. Il a estimé que ces groupes criminels « dirigent le Mexique », qualifiant la situation dans ce pays de « très, très triste ».
Le président n’a pas précisé la nature ni la localisation exacte de ces éventuelles opérations terrestres, mais ses propos laissent entrevoir une extension des actions militaires américaines au-delà des frappes navales menées ces derniers mois, possiblement jusque sur le territoire mexicain, ce qui constituerait une escalade majeure.
Depuis septembre, l’administration Trump a conduit plus de 30 frappes contre des embarcations dans les Caraïbes et le Pacifique, opérations ayant causé la mort d’au moins 115 personnes, selon les autorités américaines. Washington affirme que ces navires transportaient des stupéfiants à destination des États-Unis et que leurs occupants étaient liés à des organisations criminelles transnationales.
Donald Trump avait déjà évoqué la possibilité de frappes terrestres par le passé. En novembre, s’adressant à des militaires américains, il avait déclaré qu’une attaque au sol contre des trafiquants de drogue présumés au Venezuela pourrait commencer « très bientôt ». Fin décembre, il avait également affirmé que les États-Unis avaient frappé une installation côtière de chargement de drogue au Venezuela, sans fournir de détails supplémentaires.
Cette nouvelle posture intervient quelques jours après une opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à l’arrestation de son dirigeant, Nicolás Maduro, un événement qui a ravivé les débats juridiques et politiques à Washington. L’incursion a notamment relancé les critiques sur la légalité des actions militaires américaines sans autorisation explicite du Congrès.
Malgré les réactions négatives, Donald Trump a laissé entendre que d’autres pays pourraient être concernés, citant notamment Cuba et le Mexique. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a rejeté toute intervention militaire étrangère, affirmant que le crime organisé « ne se combat pas par une intervention extérieure » et réitérant que la souveraineté et l’autodétermination du Mexique « ne sont ni optionnelles ni négociables ».

