NEW-YORK, jeudi 1er janvier 2026 (RHINEWS)- Conflits gelés, ingérences, dérives autoritaires et élections impossibles : 2025 révèle un monde qui avance sans filet vers une année 2026 pleine d’incertitudes. 2025 se termine comme une année qui a trop chauffé sans jamais exploser. Les crises sont restées en suspens, les conflits gelés ont continué de vibrer sous la glace, et les puissants ont joué avec les limites comme si le monde était un terrain de jeu.
En Haïti, les puissances tutrices poussent vers des élections dangereuses. Comme si l’on pouvait les organiser dans un pays où la sécurité a disparu et où la misère s’est installée pour de bon. Pourtant, malgré ce décor sombre, une chose tient encore : malgré tout debout. Et parfois, rester debout vaut plus que toutes les promesses.
𝙐𝙣 𝙢𝙤𝙣𝙙𝙚 𝙚𝙣 𝙛𝙚𝙪.
2025 a été l’année des conflits qui ne veulent ni mourir ni éclater. L’Iran et Israël ont continué de se tourner autour comme deux boxeurs qui attendent le moment de frapper. Beaucoup redoutent un match retour, même si personne n’ose le dire trop fort. Le Liban a tremblé sous les tensions régionales, prêt à devenir une arène pour les autres. Le Venezuela a vécu sous pression, coincé entre ses propres démons et les intérêts étrangers. Et l’Ukraine est restée dans une guerre qui n’avance plus, mais qui ne recule pas non plus. Rien n’a été réglé. Tout a été repoussé. Et repousser les problèmes, c’est souvent préparer la catastrophe.
Le Moyen-Orient, lui, est resté une poudrière silencieuse. Rien n’a vraiment explosé en 2025, mais rien n’a été stabilisé non plus. Les tensions entre Israël et plusieurs acteurs régionaux n’ont jamais disparu ; elles se sont simplement déplacées sous la surface, comme une braise qui attend le vent. Beaucoup redoutent qu’un incident mineur, un tir mal attribué, une frappe trop zélée suffise à rallumer un conflit majeur sans le moindre préavis. Le Proche-Orient vit dans un équilibre artificiel, maintenu par la fatigue des uns et les calculs des autres, mais cet équilibre peut céder d’un jour à l’autre.
L’Europe, elle, a marché au bord du vide. Un drone de trop, un discours trop agressif, un geste mal interprété, et le continent aurait pu basculer dans un affrontement direct avec la Russie. Les dirigeants ont joué avec les nerfs de leurs peuples comme s’ils avaient oublié que l’histoire ne pardonne jamais les erreurs de calcul. L’Europe n’a pas sombré, mais elle a vacillé. Et vaciller suffit parfois à comprendre que la paix n’est pas un décor, mais un fil fragile.
Aux États-Unis, le retour de Donald Trump à Washington a laissé une marque profonde, selon de nombreux observateurs. Beaucoup décrivent une politique où l’improvisation, la brutalité verbale et les contradictions se mélangent sans gêne. Certains parlent d’un climat où la division est devenue un outil, où les tensions raciales sont ravivées, où la parole publique se durcit au point de devenir un choc permanent. D’autres soulignent une dérive autoritaire de plus en plus visible, portée par un pouvoir exécutif qui teste les limites et par une Cour suprême qui, selon plusieurs analystes, agit comme un bouclier presque imperméable face aux contre-pouvoirs traditionnels.
Rien, dans cette atmosphère, ne laisse penser que 2026 sera plus calme. Au contraire, beaucoup redoutent une année encore plus tendue, encore plus imprévisible, encore plus marquée par des décisions abruptes qui pourraient secouer autant l’intérieur du pays que ses relations avec le reste du monde.
𝙃𝙖𝙞𝙩𝙞 𝙛𝙖𝙘𝙚 𝙖 𝙡’𝙞𝙢𝙥𝙤𝙨𝙨𝙞𝙗𝙡𝙚.
Pendant que les grandes puissances jouaient avec les allumettes, Haïti continuait de survivre dans un chaos qui ne surprend plus personne. L’ingérence étrangère a insisté pour des élections que tout le monde sait impossibles. Comment voter quand l’État n’a plus de territoire, quand les gangs contrôlent les rues, quand les familles vivent dans la peur, quand les prix explosent et que les services essentiels ont disparu ? On a parlé de démocratie comme d’un médicament miracle, sans jamais regarder l’état du malade. On a parlé de transition comme d’un pont solide, sans vérifier s’il restait encore des piliers. Et pendant que les diplomates écrivaient des communiqués, les Haïtiens continuaient de se débrouiller dans un pays où la débrouille est devenue une nécessité vitale.

