PARIS, mercredi 4 février 2026 (RHINEWS)- Le parquet général a requis, mardi 3 février, une peine de cinq ans d’inéligibilité assortie de quatre ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, ainsi que 100 000 euros d’amende, à l’encontre de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national, a-t-on appris de source judiciaire.
La partie ferme de la peine d’emprisonnement pourrait être aménagée sous la forme d’un bracelet électronique, selon les réquisitions. « Ces peines sont proportionnées à la gravité des faits reprochés et à la responsabilité exercée », a estimé le parquet général à l’audience.
Si la cour d’appel suivait ces réquisitions, dont la décision est attendue à l’été, la cheffe du Rassemblement national serait empêchée de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 en raison de la peine d’inéligibilité demandée.
Marine Le Pen est jugée en appel dans ce dossier après avoir été condamnée en première instance pour des faits portant sur l’utilisation présumée de fonds du Parlement européen afin de rémunérer des assistants travaillant en réalité pour son parti en France. La juridiction avait alors retenu l’existence d’un système de détournement de fonds publics européens.
La prévenue conteste les faits qui lui sont reprochés. Ses avocats ont dénoncé à plusieurs reprises une procédure qu’ils estiment « infondée » et politiquement motivée, appelant la cour à prononcer la relaxe.
La décision de la cour d’appel est attendue dans les prochains mois et pourrait avoir des conséquences politiques majeures à l’approche de l’élection présidentielle.

