FORT MYERS, vendredi 8 mai 2026 (RHINEWS)– Les procureurs du comté de Lee, en Floride, ont annoncé qu’ils requerront la peine de mort contre Rolbert Joachin, un ressortissant haïtien de 40 ans accusé d’avoir mortellement frappé à coups de marteau une employée de magasin dans une station-service de Fort Myers.
Selon les autorités judiciaires, un grand jury a inculpé Rolbert Joachin pour meurtre dans le cadre de l’attaque survenue le 2 avril dernier contre Nilufa Easmin, une immigrante bangladaise de 51 ans qui travaillait comme employée dans une station-service.
Les procureurs affirment que l’accusé aurait attaqué la victime à l’extérieur du commerce, la frappant à plusieurs reprises à la tête avec un marteau après qu’elle l’eut confronté pour avoir brisé la vitre de son véhicule. Les enquêteurs ont indiqué que la scène avait été captée par des caméras de surveillance et décrite comme « extrêmement brutale et incroyablement violente ».
Après l’agression, les autorités ont lancé une vaste opération de recherche avant que la police de Fort Myers n’arrête le suspect. Les autorités fédérales américaines ont également indiqué que l’homme faisait l’objet d’une procédure migratoire et qu’il se trouvait illégalement sur le territoire américain.
La procureure d’État Amira Fox a déclaré que « ce crime était si violent, si extrême et si injustifié qu’il est impossible de l’oublier après l’avoir vu ». Elle a ajouté : « Cet accusé est entré illégalement aux États-Unis et a brutalement mis fin à la vie d’une mère alors qu’elle travaillait simplement pour subvenir aux besoins de sa famille. » Selon elle, « il sera puni dans toute la mesure prévue par la loi » et le parquet « demandera la peine de mort dans cette affaire ».
L’affaire a également suscité des réactions politiques aux États-Unis après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images de l’attaque. Le président américain Donald Trump a dénoncé ce meurtre et critiqué les politiques migratoires de l’administration précédente, affirmant que le suspect avait été autorisé à rester dans le pays malgré une ordonnance fédérale d’expulsion.
Des organisations de défense des immigrés ont toutefois dénoncé l’exploitation politique du drame, estimant qu’un crime individuel ne devait pas servir à stigmatiser l’ensemble de la communauté haïtienne immigrée aux États-Unis.

