Le CENEH dénonce des actes de sabotage contre la Direction départementale d’Éducation des Nippes…

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PORT-AU-PRINCE, samedi 6 décembre 2025 (RHINEWS)- Le Collectif des Enseignants pour la Nouveauté de l’Éducation en Haïti (CENEH) a exprimé sa « solidarité totale et indéfectible » envers la Directrice départementale d’Éducation des Nippes, Myrlène Lamontagne, dans une note rendue publique. Selon le communiqué, l’organisation dénonce des actes qualifiés de « sabotage institutionnel » menés par un groupe d’inspecteurs opposés aux réformes engagées dans le département.

Le CENEH affirme que depuis son installation, la Directrice Lamontagne « mène avec détermination une série de réformes indispensables visant à redresser l’éducation », soulignant qu’elles interviennent dans un contexte marqué par « des pratiques claniques, des pratiques de corruption et des dysfonctionnements graves ». Toujours selon le communiqué, ces réformes incluent notamment « le redéploiement d’inspecteurs selon les besoins réels du département » ainsi que des actions pour rétablir « la rigueur administrative et la transparence ».

Le collectif accuse un groupe d’inspecteurs « bénéficiaires du système de corruption installé et notoirement dépourvus de qualifications adéquates » d’avoir fermé de force les locaux de la Direction départementale afin d’« entraver les initiatives de réforme » et de perturber la préparation de la prochaine session du baccalauréat permanent.

Selon le document, ces personnes auraient bénéficié d’un soutien « au niveau du bureau central », notamment de Wilnor Pierre, coordonnateur des Directions départementales, et de Monod Germain, coordonnateur du Fondamental dans les Nippes. Le communiqué indique que leur réaction serait liée à « la décision administrative de bloquer l’émission de certains chèques attribués à des personnes ne se trouvant plus en poste », mesure qui visait à « assainir la gestion financière de la Direction ».

Le CENEH « dénonce vigoureusement ces comportements répréhensibles et inacceptables » et estime que ces actes de « pression », de « sabotage » et de « déstabilisation » requièrent « des mesures pénales ou des sanctions appropriées ».

L’organisation appelle « les autorités compétentes » à ouvrir des enquêtes pour « faire toute la lumière sur cette situation et punir les coupables ». Elle demande également au ministre de l’Éducation nationale, Antoine Augustin, de « prendre des dispositions urgentes pour rétablir l’ordre, protéger et mieux sécuriser la Direction départementale et garantir son fonctionnement normal ».

Le CENEH avertit enfin que si aucune mesure n’est prise rapidement, il se réserve le droit « d’adopter des positions plus fermes » et de dénoncer publiquement les personnes qu’il considère impliquées « dans ces dérives ».