Pierre Espérance et Rudy Sanon démentent les rumeurs d’agression à Miami et dénoncent une campagne orchestrée par des secteurs liés à la corruption et à la gangstérisation…

Pierre Esperance, directeur executif du RNDDH et Rudy Thomas Sanon, journaliste...

MONTRÉAL,  (Canada), dimanche 24 août 2025 (RHINEW)– Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), a réagi avec force aux rumeurs diffusées sur les réseaux sociaux faisant état d’une prétendue agression dont lui et le journaliste-influenceur Rudy Thomas Sanon auraient été victimes à l’aéroport international de Miami lors d’une escale en route vers le Canada. Dans une interview à RHINEWS, le militant  des droits humains a parlé « d’une campagne d’intoxication organisée par des secteurs mafieux et corrompus qui cherchent à salir et à intimider ».

Espérance précise qu’aucun incident violent n’a eu lieu : « À aucun moment, ni Rudy Sanon ni moi n’avons été agressés, ni verbalement ni physiquement. » Il raconte les faits tels qu’ils se sont déroulés. « Alors que nous étions en transit à Miami, une femme accompagnée de sa famille a commencé à nous prendre en photo sans notre consentement. Rudy s’est approché pour leur demander des explications. Un homme de la famille lui a alors reproché d’avoir dit dans son émission qu’il n’avait plus de visa américain, tout en nous voyant transiter par Miami. Après cette remarque, nous avons tourné le dos et poursuivi notre chemin. Rien de plus. »

Selon le directeur du RNDDH, cette scène anodine a été exploitée et déformée pour alimenter des rumeurs mensongères. « Ce qui s’est passé n’a rien à voir avec une agression. Ceux qui propagent ces mensonges veulent intoxiquer l’opinion et détourner l’attention de leurs propres responsabilités. » Espérance accuse explicitement « des secteurs mafieux et corrompus » qui, selon lui, ont participé à la dilapidation des fonds PetroCaribe et ont « gangstérisé la vie politique et sociale du pays ». « Ils veulent faire croire que nous faisons partie de certains éléments alliés d’Ariel Henry, qui ont renforcé la gangstérisation et qui sont aujourd’hui rejetés par la population. C’est un acte pervers et malveillant », a-t-il insisté.

La diffusion de ces rumeurs a suscité diverses réactions, notamment celle de l’avocat et militant politique André Michel, qui a publié sur X (ancien Twitter) : « Pierre Espérance et R Sanon viennent d’être agressés. Je le condamne. Après avoir gangstérisé et pillé le pays, Martelly et ses acolytes veulent revenir au pouvoir par l’intimidation et la diabolisation. Quelqu’un qui n’a pas été au pouvoir ne peut pas être responsable de l’échec actuel. »

Pierre Espérance a fermement rejeté ce soutien. « Nous ne voulons pas de la solidarité d’André Michel. Quand lui et ses alliés étaient au pouvoir ou proches du pouvoir, ils ont contribué à l’impunité et à la déliquescence de l’État. Aujourd’hui, ils veulent nous mettre dans le même panier qu’eux. C’est hors de question », a martelé le défenseur des droits humains. Selon lui, ce type de récupération politique est précisément ce que recherchent les auteurs de la campagne de rumeurs.

Espérance replace aussi cette polémique dans le contexte plus large de la crise haïtienne : « Depuis des années, nous dénonçons la corruption, l’impunité et la mainmise des gangs sur le pays. Ceux qui ont détourné des milliards de fonds PetroCaribe et qui ont protégé ou instrumentalisé des chefs de gangs sont les mêmes qui orchestrent aujourd’hui ces campagnes pour intimider et discréditer. » Il affirme que ni lui ni Rudy Sanon ne se laisseront réduire au silence ou classer parmi « les indésirables » que ces secteurs corrompus cherchent à éliminer de l’espace public.

Le directeur du RNDDH appelle la population et les médias à la prudence face aux rumeurs : « Il n’y a pas eu d’agression, pas de confrontation, pas d’incident. Nous avons poursuivi normalement notre voyage vers le Canada. Ceux qui propagent ces mensonges veulent détourner l’attention des vrais problèmes : la corruption, l’impunité et la gangstérisation du pays. » Espérance réitère que son engagement en faveur des droits humains reste intact et qu’il continuera à dénoncer les responsables du chaos actuel.

Pour le militant des droits humains, cette polémique fabriquée s’inscrit dans une stratégie plus large visant à intimider et salir les voix critiques du système. « Ceux qui propagent ces rumeurs mensongères veulent détourner l’attention de leurs propres responsabilités dans la corruption et la destruction du pays », a-t-il conclu, réitérant qu’aucun incident n’a eu lieu à Miami et que leur voyage vers le Canada s’est déroulé normalement.