PORT-AU-PRINCE, vendredi 17 juillet 2026 (RHINEWS)– Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a demandé au commissaire du gouvernement près la Cour d’appel de Port-au-Prince, Claude Jean, de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer le suivi judiciaire du dossier relatif au massacre de La Saline, estimant que l’absence de progrès favorise l’impunité des personnes mises en cause. Cette requête figure dans une correspondance datée du 16 juillet 2026, dont le parquet a accusé réception le 17 juillet 2026. Accusé️ de Ré️ception de la Correspondance Envoyé️e au Commissaire du Gouvernement.pdf
Dans cette lettre adressée au chef du parquet, le RNDDH rappelle que le commissaire du gouvernement est le « titulaire de l’action publique » et lui demande de « tout mettre en œuvre » pour assurer le suivi de cette affaire, afin que « la vérité judiciaire sur ce massacre soit établie ».
L’organisation de défense des droits humains rappelle que les violences des 13 et 14 novembre 2018 à La Saline ont fait un lourd bilan. Selon ses propres recensements, cent personnes ont été victimes de ces événements, dont 71 personnes tuées, deux portées disparues, cinq blessées par balles et vingt-deux femmes et filles violées. Le RNDDH affirme également qu’au moins 150 maisons situées notamment au Projet La Saline, à la rue Desmangles et à la rue du Quai ont été vandalisées ou criblées de balles.
Le RNDDH souligne en outre qu’une ordonnance a été rendue le 20 juin 2024 par le magistrat instructeur Jean Wilner Morin. Les personnes inculpées ont ensuite interjeté appel au mois d’août de la même année. Toutefois, l’organisation déplore qu’« aucune suite n’a été donnée à cet appel » et estime que « les personnes indexées dans ce crime continuent, par votre laxisme, de jouir de l’impunité ».
Dans sa correspondance, le RNDDH invite ainsi le parquet à prendre « les dispositions nécessaires afin que le dossier suive son cours » et que les procédures judiciaires puissent aboutir.

