L’OPC alerte le MSPP sur une mineure infectée par le VIH après une transfusion sanguine

Ministère de la Santé Wpublique et de la Population (MSPP) (image d’illustration)…

PORT-AU-PRINCE, jeudi 4 décembre 2025 (RHINEWS)- L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) demande au ministère haïtien de la Santé publique de prendre des mesures urgentes pour la prise en charge d’une mineure infectée par le VIH/Sida à la suite d’une transfusion sanguine réalisée en 2018 à l’hôpital Nos Petits Frères et Sœurs, selon une correspondance adressée au ministre Bertrand Sinal.

L’OPC indique avoir reçu « les doléances des époux Tony Petit-Frère et Mimose Charles, parents de la mineure âgée actuellement de dix-sept ans, infectée du virus VIH/Sida suite à une transfusion sanguine réalisée le 16 juin 2018 à l’hôpital Nos Petits Frères et Sœurs à Tabarre », selon le document. L’Office affirme que, d’après « les allégations des plaignants et les documents soumis », l’hôpital « a reconnu en date du 7 août 2018 sa responsabilité dans cet incident grave ».

La correspondance souligne que « la seule mesure prise consiste à fournir à l’enfant un traitement antirétroviral », une initiative jugée « largement insuffisante » au regard « de l’ampleur du préjudice causé à l’enfant et sa famille, tant sur le plan physique, moral et psychologique ». L’OPC estime qu’« une telle négligence qui porte atteinte aux droits à la vie et à la santé de la mineure […] ne doit pas rester sans sanction et réparation ».

Transmettant officiellement le dossier au ministre, l’Office écrit qu’il « apprécierait que des mesures soient prises pour une prise en charge effective de la victime », rappelant que Vanessa devra suivre un traitement « à vie » en raison d’une infection « contractée par la faute de l’hôpital Nos Petits Frères et Sœurs », selon le document.

L’institution ajoute que « des cas similaires ont été recensés » mais que « peu ont fait écho considérant que les victimes n’ont pas trouvé accompagnement et suivis conformes à leur situation », toujours selon la correspondance.

L’OPC rappelle qu’il est « impératif voire obligatoire à l’État de garantir le droit à la santé et le droit à la vie de chaque citoyen » et souligne que le ministère de la Santé publique « doit veiller à ce que le sang et les produits dérivés soient minutieusement traités avec un rigoureux contrôle de qualité avant toute transfusion » afin d’éviter la répétition de tels incidents.