Le RNDDH dénonce la remise en liberté d’Arnel Bélizaire et retrace la chronologie de son dossier judiciaire…

Arnel Bélizaire, Ancien depute de Delmas/Tabarre

PORT-AU-PRINCE, 12 juillet 2026 (RHINEWS)- Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a publié une chronologie du dossier judiciaire concernant l’ancien député de Delmas/Tabarre, Arnel Bélizaire, affirmant que celui-ci est un « allié du groupe terroriste Viv Ansanm » et revenant sur les principales étapes ayant conduit à sa remise en liberté le 2 juillet 2026.

Selon le RNDDH, le Département d’État des États-Unis avait annoncé, le 22 septembre 2025, des sanctions visant Arnel Bélizaire « pour son rôle déstabilisateur dans le processus démocratique en Haïti ».

L’organisation rappelle que, trois jours plus tard, le 25 septembre 2025, l’ancien parlementaire s’était présenté dans les locaux de Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), où il aurait rendu visite à Magalie Habitant. Le RNDDH affirme qu’il y aurait « provoqué des troubles », proféré des menaces contre des enquêteurs et réalisé une diffusion en direct avec plusieurs chefs du groupe Viv Ansanm, notamment Jimmy Chérizier, dit « Barbecue », Christ-Roy Chéry, alias « Kris La », et Jeff Larose, alias « Gwo Lwa ».

Le document indique qu’un mandat d’amener a été émis contre Arnel Bélizaire le 21 janvier 2026, avant qu’un avis de recherche ne soit publié par la DCPJ le 5 février pour « financement du terrorisme, attentat et complot contre la sûreté intérieure de l’État et association de malfaiteurs ».

Toujours selon cette chronologie, Arnel Bélizaire a été arrêté le 14 mars 2026 à l’hôtel Royal Oasis, à Pétion-Ville, par des agents de la DCPJ. Trois jours plus tard, il a été conduit au Parquet de Port-au-Prince pour être entendu. Le RNDDH soutient qu’en raison de sa « proximité avec l’actuel directeur de la DCPJ », il aurait été transféré au parquet « sans dossier », avant que l’affaire ne soit à son tour transmise au cabinet d’instruction, également « sans dossier ».

Le 13 avril 2026, le juge d’instruction Benjamin Félisme a demandé par écrit au directeur de la DCPJ, Justin Marc, de mener des investigations et de lui transmettre un rapport sur « l’éventuelle implication » d’Arnel Bélizaire dans les faits qui lui étaient reprochés. Le RNDDH affirme que cette demande est restée sans réponse et qu’un mois plus tard, le magistrat s’est déporté. Le dossier a ensuite été redistribué au juge d’instruction Loubens Élysée.

Le RNDDH précise enfin que le 2 juillet 2026, Arnel Bélizaire a été remis en liberté « sur ordre du magistrat instructeur Loubens Élysée », à l’issue de son audition.

Dans cette chronologie rendue publique le 10 juillet 2026, l’organisation de défense des droits humains ne formule pas de conclusion juridique sur le fond du dossier, mais retrace les différentes étapes de la procédure telles qu’elle les présente.