PORT-AU-PRINCE, jeudi 19 février 2026 (RHINEWS)- La famille du célèbre journaliste haïtien Jean Léopold Dominique a publié mercredi un communiqué intitulé « L’intégrité n’a pas de prix », dans laquelle elle s’élève contre ce qu’elle qualifie de tentatives malveillantes d’appropriation de son nom à des fins contraires à son combat.
Citant une formule que le journaliste, surnommé « JanDo », répétait souvent – « On a tout essayé… nous enfoncer, nous noyer… On peut encore essayer… de nous mitrailler… de nous calomnier… de nous séduire, de nous acheter… » – la famille estime que « tout a été tenté » contre lui : « les menaces pour le réduire au silence », « l’exil pour l’arracher de sa terre » et « le cribler de balles pour le détruire ». Elle ajoute : « Aujourd’hui, ils tentent de lui refuser jusqu’au repos éternel. »
Dans ce communiqué, les proches du journaliste assassiné il y a 26 ans dénoncent « les tentatives malveillantes de s’approprier son nom pour servir des intérêts que son micro a dénoncés sans relâche ». « Certains pensent que la vérité se réinvente, que l’intégrité se négocie. À ces “apprentis-Machiavel” du cynisme et du mensonge, la famille de Jean Léopold Dominique oppose la grandeur et la transparence de son combat », écrivent-ils.
« Jean Léopold Dominique n’était pas à vendre. Sa mémoire n’est pas à vendre. Son pays n’est pas à vendre », affirme encore la famille, rappelant que chacun « a sa place dans l’Histoire, celle forgée par ses convictions et son combat, souvent au prix de son sang ».
Le communiqué souligne que le journaliste « a été assassiné il y a 26 ans parce qu’il s’est fermement opposé à tous les régimes dictatoriaux et à toutes les formes de corruption ». Selon ses proches, « certains tentent encore d’utiliser son nom pour servir leurs basses besognes ».
La famille invite « le peuple haïtien à écouter l’homme lui-même », estimant que « ceux qui veulent faire oublier le pillage éhonté des caisses de l’État, la répression du droit à la parole et aux libertés citoyennes sont désormais démasqués ». Elle rappelle que ses éditoriaux demeurent accessibles au public sur le site de l’Université Duke, où sont archivées ses interventions radiophoniques.
« La voix de JanDo n’est pas un souvenir, c’est une boussole. Décidément on aura tout essayé, jusque dans l’éternité », conclut la famille du journaliste.

