La faim recule dans le monde en 2025, mais l’Afrique demeure la région la plus touchée, selon l’ONU…

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NEW YORK, mardi 21 juillet 2026 (RHINEWS) – La faim dans le monde a reculé pour la troisième année consécutive en 2025, mais les progrès restent très inégaux selon les régions et demeurent insuffisants pour atteindre l’objectif d’éliminer la faim d’ici à 2030, ont averti mardi cinq agences des Nations Unies dans leur rapport annuel sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde.

Selon ce rapport conjoint publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), entre 638 et 720 millions de personnes ont souffert de la faim en 2025. L’estimation centrale s’établit à environ 673 millions de personnes, soit près de 8,2 % de la population mondiale.

Les agences onusiennes soulignent que cette amélioration mondiale traduit une baisse progressive du nombre de personnes sous-alimentées depuis le pic atteint au lendemain de la pandémie de COVID-19. Toutefois, elles préviennent que cette tendance masque des disparités importantes entre les régions.

L’Afrique demeure la région la plus durement touchée par l’insécurité alimentaire. Le continent concentre une part croissante des personnes souffrant de la faim, en raison notamment des conflits armés, des effets du changement climatique, des difficultés économiques persistantes et de la hausse des prix des denrées alimentaires.

« Les progrès sont encourageants, mais ils restent fragiles et profondément inégaux », indiquent les agences des Nations Unies, qui appellent à intensifier les investissements dans les systèmes alimentaires, la protection sociale et le développement rural afin d’accélérer les progrès.

Le rapport souligne que plusieurs régions d’Asie ainsi que d’Amérique latine et des Caraïbes ont enregistré des améliorations notables de leur situation alimentaire, tandis que certaines parties de l’Afrique continuent de voir la faim progresser.

Les auteurs mettent également en garde contre les multiples facteurs susceptibles de compromettre les avancées réalisées, notamment les conflits prolongés, les chocs climatiques, les ralentissements économiques, les niveaux élevés d’endettement des pays vulnérables et les perturbations des chaînes d’approvisionnement alimentaires.

« Le monde n’est pas sur la bonne voie pour atteindre l’objectif Faim Zéro d’ici à 2030 », préviennent les cinq agences, estimant qu’une accélération des efforts internationaux est indispensable pour inverser durablement la tendance.

Outre la faim, le rapport relève que des milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une alimentation saine et nutritive à un coût abordable, tandis que les différentes formes de malnutrition continuent de peser lourdement sur la santé publique mondiale.

Les agences des Nations Unies appellent enfin les gouvernements et les partenaires internationaux à renforcer les politiques agricoles, les programmes de nutrition, les dispositifs de protection sociale et les investissements dans des systèmes alimentaires plus résilients afin de réduire durablement la faim et les inégalités alimentaires à travers le monde.