Jimmy Cherizier cité nommément par la Congresswoman Maxine Waters dans le massacre de Cité-Soleil.

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Californie, le 31 mai  2020 (RHInews)- Jimmy Cherizier (Barbecue), ancien policier révoqué, est pointé  du droit par la Congressman Démocrate  Maxine Waters dans le massacre de Cité-Soleil survenu le 26 mai dernier, dans une correspondence adressée  à l’Ambassadrice américaine à Port-au-Prince, Michelle Sison.

Cinq (5) personnes ont été tuées . Plusieurs autres ont été blessées et un nombre incalculable de déplacés. C’était le bilan toujours provisoire d’une descente des lieux en règle, le 26 mai dernier, des hommes armés  conduits par Jimmy Cherizier a Cité-Soleil, vaste bidonville situé  au Nord de la capitale. Cette information a été confirmée  par le Maire de cette commune, Islain Frédéric.

Dans cette lettre datée  du 28 mai, la Représentante de la Californie au Congrès  américain accuse la police nationale d’être de “mèche avec le chef de gang Jimmy Cherizier en lui fournissant des moyens logistiques appropriés, ” selon les informations qu’elle dit avoir en sa possession.

“Je suis particulièrement troublée par les informations selon lesquelles un escadron de la mort Jimmy Cherizier, accompagné de trois véhicules blindés  de transport de troupe de la PNH, a envahi Cite-Soleil, incendiant des maisons et tuant des personnes”, écrit Maxine Waters, insistant sur le fait que des policiers alliés à Jimmy Cherizier assistaient sans réagir, lors de ce massacre.

La Congressman de la Californie / District 43  souligne que le massacre de Cité Soleil vient s’ajouter à plusieurs autres massacres à motivation politique dénoncés  par la Mission des Nations-Unies en Haïti, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et le Haut Commisariat sur les Droits de l’Homme (HCDH). Pourtant, fait-elle remarquer, les auteurs présumés de ces actes n’ont jamais été traduits par-devant la justice Haïtienne.

Tout en se déclarant choquée par ces cas d’atrocités, Maxine Waters demande à Mme  Sison de les dénoncer et demander au Gouvernement haïtien  de faire le jour sur ces incidents et de poursuivre leyes auteurs.

Plus loin, Maxine Waters précise  que les Etats-Unis ne peuvent pas entretenir de bonnes relations avec des pays qui violent les droits humains internationalement reconnus.