Haïti : “zéro tolérance pour Viv Ansanm, Pierre Espérance salue les frappes par drones et appelle à une coordination renforcée”…

Pierre Esperance, Directeur executif du Reseau National de Defense des Droits Humains (RNDDH)...

PORT-AU-PRINCE, mercredi 21 mai 2025 (RHINEWS) Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), a salué les récentes frappes aériennes menées à l’aide de drones explosifs contre le groupe terroriste Viv Ansanm, affirmant qu’elles marquent un tournant dans la lutte contre la terreur armée en Haïti. Selon les premiers bilans, au moins vingt-cinq membres du groupe ont été tués et plus de quarante blessés, sans qu’aucune victime civile ne soit à déplorer.

Pierre Espérance souligne que « la zone stratégique de Carrefour (Ouest), hors du contrôle de l’État haïtien depuis juin 2004, est aujourd’hui un bastion de Viv Ansanm, dirigé par les chefs terroristesChris La”. Ces derniers y opèrent une structure de commandement mafieuse et prennent en otage un hôpital privé qui sert à la prise en charge exclusive des blessés de l’organisation armée. C’est là que plusieurs éléments grièvement atteints lors des frappes du 20 mai ont été transportés. »

« Nous sommes face à un État parallèle, à une organisation qui défie ouvertement la souveraineté de la République. Il est impératif d’agir avec fermeté. Ce qui s’est produit est un pas important vers la restauration de l’ordre républicain », a déclaré Pierre Espérance dans sa prise de parole.

« Les opérations policières du 20 mai, appuyées par des drones explosifs de haute précision, ont ciblé la zone de Gran-Ravine. Ces actions coordonnées ont permis de frapper les positions du groupe armé tout en épargnant les populations civiles », ajouté Espérance.

Il a souligné que l’absence de victimes collatérales témoigne de la montée en compétence tactique des forces engagées. « C’est un signal fort envoyé aux terroristes et à ceux qui les soutiennent. L’État peut frapper avec efficacité et responsabilité », a-t-il affirmé, saluant par ailleurs « le courage, la discipline et la détermination des policiers et des unités spéciales ».

Le directeur du RNDDH a plaidé pour un renforcement immédiat de la coordination entre les institutions nationales, en particulier entre la cellule de gestion des drones, la Police nationale d’Haïti, les Forces armées d’Haïti et les responsables de la sécurité territoriale. Il appelle à une réponse étatique globale, organisée et soutenue par des moyens techniques, logistiques et technologiques adéquats.

« Les forces de l’ordre ne peuvent être laissées seules dans cette bataille. Elles doivent être appuyées par une stratégie nationale claire, avec des ressources conséquentes », a-t-il martelé.

Pierre Espérance a également lancé un message direct aux membres de Viv Ansanm : déposer les armes ou faire face à la répression légitime de l’État. « Ceux qui continuent à terroriser la population doivent savoir que leurs jours sont comptés. La seule issue raisonnable reste la reddition et la comparution devant la justice. Il n’y aura ni négociation ni complaisance. C’est la ligne de la tolérance zéro que nous devons maintenir », a-t-il insisté.

Le RNDDH exhorte également la communauté internationale à soutenir activement les institutions haïtiennes dans cette phase critique, notamment en renforçant les capacités de surveillance, de traque et de neutralisation des groupes armés.

Selon les dernières données disponibles, les frappes du 20 mai ont fait 25 morts dans les rangs de Viv Ansanm et plus de 40 blessés, dont certains grièvement atteints. Plusieurs de ces blessés ont été pris en charge dans l’hôpital sous contrôle du groupe à CAFU, consolidant l’hypothèse d’un système de soins parallèle destiné exclusivement aux membres de cette organisation.

De sources bien informées, les autorités entendent désormais faire des opérations par drones un pilier central de la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme.