PORT-AU-PRINCE, mardi 8 septembre 2026 (RHINEWS)– Le journaliste Romanès Samedi a été invité à se présenter au Parquet du Tribunal de première instance de Port-au-Prince le mardi 8 septembre 2026 à 10 heures, à la suite d’une plainte pour diffamation déposée par le commissaire Nacius Junior Lacombe.
Dans une correspondance datée du 7 septembre 2026 et adressée au commissaire du gouvernement près le Tribunal civil de Port-au-Prince, les avocats de Romanès Samedi, Mes Samuel Madistin et Jean Gary Rémy, contestent la démarche du commissaire Lacombe. Ils demandent au parquet de classer sans suite la plainte et de délivrer à leur client un certificat attestant ce classement.
Les avocats fondent notamment leur position sur le fait que Nacius Junior Lacombe aurait déjà engagé une procédure par citation directe devant le tribunal correctionnel. Selon la correspondance, cette démarche aurait été effectuée le 28 août 2026 par exploit d’huissier. Les défenseurs invoquent ainsi le principe de l’electio fori, présenté dans la lettre comme le choix d’une voie de procédure qui ne pourrait ensuite être changé.
Me Samuel Madistin et Me Jean Gary Rémy soutiennent également que la nouvelle démarche auprès du parquet s’apparenterait, selon eux, à du « harcèlement judiciaire ou [à] l’acharnement procédural ». La lettre définit cette notion comme le fait de multiplier des procédures judiciaires de manière abusive afin d’épuiser, d’intimider ou de ruiner une personne.
Les avocats affirment par ailleurs que « la liberté d’expression pour laquelle le peuple haïtien a payé un lourd fardeau ne peut pas être remise en question en Haïti ». Ils estiment que leur client, en sa qualité de journaliste, ne devrait pas faire l’objet d’une telle pression judiciaire.
La défense demande donc au commissaire du gouvernement de classer sans suite la plainte de Nacius Junior Lacombe et de remettre à Romanès Samedi un document officiel confirmant cette décision.

