Trump qualifie Alex Pretti d’«agitateur» et «peut-être insurgé» après la publication d’une vidéo controversée…

Donald Trump, President des EtatsUnis

WASHINGTON, vendredi 30 janvier 2026 (RHINEWS) – Le président des États-Unis, Donald Trump, a qualifié vendredi Alex Pretti, un infirmier de 37 ans tué par des agents fédéraux à Minneapolis, d’«agitateur» et «peut-être insurgé» dans un message sur sa plateforme Truth Social, après la diffusion d’une vidéo montrant une altercation entre Pretti et des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) quelques jours avant sa mort.

Dans son message, le chef de l’État a déclaré : « Agitateur et, peut-être, insurgé, la cote d’Alex Pretti a fortement chuté avec cette vidéo tout juste publiée », ajoutant que l’enregistrement montrait Pretti « hurlant et crachant au visage d’un agent de l’ICE très calme et maître de lui » et donnant des coups de pied dans un véhicule gouvernemental dont le feu arrière s’est brisé.

La vidéo évoquée par M. Trump a été diffusée par des médias en ligne et montre Pretti, qui avait filmé et confronté des agents fédéraux le 13 janvier à Minneapolis, 11 jours avant sa mort lors d’une autre intervention des forces fédérales.

Alex Pretti, infirmier au Département des anciens combattants, a été mortellement touché par des agents de la Border Patrol le 24 janvier dans le cadre d’une opération de l’ICE à Minneapolis, qu’une partie de la population et des élus locaux ont vivement critiquée. La fusillade a provoqué des manifestations à travers le pays et ravivé le débat sur les pratiques d’application des lois fédérales en matière d’immigration.

L’annonce de Donald Trump intervient alors que des protestations se poursuivent dans le Minnesota et ailleurs après les décès d’Alex Pretti et de Renee Good, une autre citoyenne américaine tuée plus tôt lors d’une confrontation avec des agents fédéraux. Des manifestations et des marches ont été organisées dans plusieurs États, et des appels à des enquêtes indépendantes et à des réformes de l’ICE ont été lancés par des élus et des organisations civiques.

La maire de Minneapolis, Jacob Frey, a également réagi publiquement en appelant d’autres dirigeants municipaux à s’exprimer contre les interventions fédérales dans les villes américaines, qualifiant l’opération de « menace pour la démocratie ».

La famille de M. Pretti a dénoncé les propos de l’administration, affirmant que les accusations portées contre lui ne tiennent pas compte des circonstances de la fusillade fatale et des images montrant qu’il ne tenait aucune arme lors de cette dernière confrontation.

Le débat autour de la mort d’Alex Pretti s’inscrit dans un contexte de tensions politiques et sociales autour des opérations d’immigration fédérales, avec des critiques affirmant que l’utilisation de la force par les autorités a été excessive et des défenseurs de l’administration mettant en avant la nécessité de maintenir l’ordre et de soutenir les agents sur le terrain.

L’administration Trump, confrontée à une baisse de popularité sur ces questions, cherche à répondre aux critiques tout en justifiant ses actions, ce qui alimente un débat intense au sein du pays sur la liberté d’expression, les droits civils et l’application des lois d’immigration.