Smith Augustin s’oppose à la destitution du coordonnateur du CPT et se retire des décisions similaires jusqu’au 7 février…

Smith Augustin, conseiller-president, membre du CPT...

PORT-AU-PRINCE, vendredi 30 janvier 2026 (RHINEWS)- Le Conseiller-Président Smith Augustin a formellement exprimé son opposition à la démarche visant la destitution du coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, et annoncé qu’il s’abstiendra de participer à tout processus décisionnel de nature similaire jusqu’à la fin du mandat du Conseil, prévue le 7 février 2026, selon une correspondance adressée à ses collègues Conseillers-Présidents  .

Dans cette lettre datée du 29 janvier 2026 et adressée à Fritz Alphonse Jean, Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils et Louis Gérald Gilles, Smith Augustin indique vouloir « clarifier, de manière formelle et sans équivoque, [sa] position concernant la démarche visant la destitution du coordonnateur du CPT », entreprise « à quelques jours seulement de la fin de [leur] mandat »  .

Le Conseiller-Président rappelle avoir initialement soutenu l’initiative de renvoi du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant que « nos prérogatives présidentielles nous en donnaient la latitude » et que cette décision pouvait « faciliter la transition institutionnelle à compter du 7 février 2026 »  . Il affirme avoir agi « de bonne foi et en toute responsabilité »  .

Il constate toutefois que cette décision a « profondément divisé le Conseil », aggravé la crise politique et créé « des tensions avec certains partenaires internationaux, notamment le gouvernement des États-Unis », lequel a exprimé « de manière claire et inhabituelle son soutien au Premier ministre »  .

Smith Augustin dit s’opposer à l’option consistant à destituer le coordonnateur afin de désigner un nouveau responsable chargé de transmettre au journal officiel la résolution relative au renvoi du chef du gouvernement. Il juge « difficilement soutenable, sur le plan juridique », qu’« une résolution non publiée puisse produire l’effet d’abroger une résolution antérieure dûment publiée », notamment celle fixant la durée et la répartition de la coordination de la présidence tournante  .

Il met également en garde contre les conséquences institutionnelles d’une telle procédure, évoquant le risque de « révocations successives » et d’« une spirale institutionnelle incontrôlable » dans un contexte de « fortes tensions internes et une extrême fragilité institutionnelle »  .

Smith Augustin annonce qu’il s’abstiendra, jusqu’au 7 février 2026, de toute participation à des décisions qu’il percevrait non comme « une recherche lucide et consensuelle de sortie de crise », mais comme « une escalade institutionnelle aux conséquences imprévisibles », affirmant assumer pleinement cette position « dans la sérénité »  .