Municipales françaises : un premier tour aux équilibres instables dans les grandes villes…

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PARIS, lundi 16 mars 2026 (RHINEWS)- Le premier tour des élections municipales organisé le 15 mars 2026 dans près de 35 000 communes françaises a dessiné un paysage politique très fragmenté dans les principales villes du pays, marqué par des duels serrés, la progression du Rassemblement national et de La France insoumise et de nombreuses configurations ouvertes avant le second tour prévu le 22 mars.

À Paris, le socialiste Emmanuel Grégoire, candidat d’une coalition de gauche et écologiste, arrive en tête avec environ 37,98 % des suffrages, devançant l’ancienne ministre de la Justice Rachida Dati, candidate des Les Républicains, créditée d’environ 25,46 %. La députée Sophia Chikirou, candidate de La France insoumise, recueille près de 11,7 % et franchit le seuil de maintien pour le second tour, tandis que plusieurs autres listes, dont celles soutenues par le centre présidentiel et par l’extrême droite, restent en position de négocier des fusions.

À Marseille, la bataille est particulièrement serrée entre le maire sortant Benoît Payan, classé divers gauche, qui obtient environ 36,7 % des voix, et le député du Rassemblement national Franck Allisio, crédité d’environ 35 %. La présidente de la métropole Martine Vassal, candidate de la droite locale, recueille un peu plus de 12 %, tandis que le député insoumis Sébastien Delogu dépasse également la barre des 10 %, ouvrant la voie à une possible quadrangulaire.

À Lyon, le maire écologiste sortant Grégory Doucet arrive en tête avec environ 37 %, mais il est talonné par l’entrepreneur et ancien président de l’Olympique Lyonnais Jean‑Michel Aulas, candidat divers droite et centre, qui recueille près de 36 %. La députée insoumise Anaïs Belouassa‑Cherifi franchit également le seuil des 10 %, ce qui ouvre la possibilité d’une triangulaire.

À Toulouse, le maire sortant Jean‑Luc Moudenc, classé divers droite, arrive en tête avec environ 37 %, suivi par le député insoumis François Piquemal autour de 27 %, tandis que le socialiste François Briançon obtient près de 25 %, laissant présager une triangulaire au second tour.

À Nice, le député de droite Éric Ciotti arrive largement en tête avec environ 43 % des voix, devant le maire sortant Christian Estrosi, crédité d’environ 31 %, tandis que la candidate de gauche Juliette Chesnel‑Le Roux recueille près de 12 %.

À Nantes, la maire socialiste sortante Johanna Rolland arrive en tête avec environ 35 %, devant Foulques Chombart de Lauwe, candidat divers droite autour de 33 %, tandis que le candidat de La France insoumise William Aucant dépasse 11 %.

À Strasbourg, l’ancienne ministre socialiste Catherine Trautmann arrive en tête avec environ 26 %, devant le candidat de droite Jean‑Philippe Vetter autour de 24 %, tandis que la maire écologiste sortante Jeanne Barseghian recueille environ 20 %, dans une configuration très ouverte avant les alliances.

À Bordeaux, le maire écologiste Pierre Hurmic arrive en tête avec près de 28 %, suivi par le ministre et candidat centriste Thomas Cazenave autour de 25 %, tandis que l’économiste Philippe Dessertine, candidat divers centre, obtient environ 20 %.

À Lille, le socialiste Arnaud Deslandes arrive en tête avec environ 26 %, devant Lahouaria Addouche, candidate de La France insoumise, autour de 23 %, tandis que l’écologiste Stéphane Baly recueille près de 18 %.

À Rennes, la maire sortante Nathalie Appéré, membre du Parti socialiste, arrive en tête avec environ 34 %, devant le centriste Charles Compagnon autour de 22 %, tandis que la candidate insoumise Marie Mesmeur obtient près de 19 %.

Dans certaines villes, le résultat est déjà acquis. À Saint‑Denis, le candidat de La France insoumise Bally Bagayoko est élu maire dès le premier tour avec environ 50,7 % des suffrages, battant le maire socialiste sortant Mathieu Hanotin, crédité d’environ 32,7 %.

Dans l’ensemble, les résultats du premier tour confirment une recomposition du paysage politique municipal français, caractérisée par la progression simultanée du Rassemblement national et de La France insoumise, la résistance des maires sortants dans plusieurs bastions socialistes et écologistes et une droite classique encore dominante dans certaines métropoles. Les alliances et fusions de listes attendues dans les prochains jours devraient être décisives pour l’issue du second tour prévu le 22 mars.