BASSE-TERRE, mercredi 25 février 2026 (RHINEWS)- Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé mercredi que la lutte contre les organisations criminelles transnationales et la stabilisation du Venezuela figuraient parmi les priorités de Washington pour la région caraïbe, à l’occasion de la 50e réunion ordinaire de la Conférence des chefs de gouvernement de la CARICOM, organisée à Saint-Kitts-et-Nevis.
S’exprimant au lendemain du discours sur l’état de l’Union à Washington, le chef de la diplomatie américaine a remercié les dirigeants caribéens de leur accueil, soulignant l’importance de la région pour les États-Unis. « Nous partageons des opportunités communes et nous partageons certains défis communs. Et c’est ce que nous espérons affronter », a-t-il déclaré.
Marco Rubio a indiqué vouloir « reconstruire et bâtir une nouvelle dynamique dans l’hémisphère occidental », assurant que l’administration américaine entendait accorder une priorité accrue à la région. « Le plus urgent défi sécuritaire dans la région (…) est la menace de ces organisations criminelles transnationales », a-t-il affirmé, évoquant des groupes dont « les ressources et la puissance rivalisent, voire dépassent, celles de nombreux États ».
Selon lui, ces réseaux sont alimentés par le narcotrafic, les drogues étant destinées aux États-Unis tandis que « les profits sont réalisés dans les rues de notre pays ». Il a également fait part de son inquiétude face au niveau d’armement de ces groupes, reconnaissant que « beaucoup achètent des armes aux États-Unis » et assurant que les autorités américaines travaillent à « mettre un terme à cela ».
Le secrétaire d’État a souligné que Washington n’hésitait pas à désigner ces groupes comme « des organisations terroristes » et à sanctionner « les individus responsables de leur soutien », citant notamment le cas d’Haïti. Il a appelé à un approfondissement de la coopération régionale, estimant que « notre coopération devra devenir encore plus profonde et notre engagement encore plus fort, parce que ces groupes deviennent plus forts ».
Abordant la situation au Venezuela, il a affirmé que le pays était « dans une meilleure situation aujourd’hui qu’il ne l’était il y a huit semaines ». Il a évoqué « les progrès substantiels » accomplis par les nouvelles autorités intérimaires dirigées par Delcy Rodríguez, citant la libération de prisonniers politiques, la fermeture de la prison d’El Helicoide et l’utilisation des revenus pétroliers « au bénéfice de la population ».
« Notre priorité initiale, après la capture de Maduro, était de nous assurer qu’il n’y ait pas d’instabilité, pas de migration massive, pas de débordement de violence, et nous pensons y être parvenus », a-t-il déclaré, ajoutant que les États-Unis étaient passés « d’une phase de stabilité à une phase de redressement ». Il a toutefois estimé que le Venezuela aurait besoin, à terme, « de la légitimité d’élections démocratiques libres et équitables » pour poursuivre son développement.
Marco Rubio a également mis en avant les opportunités économiques dans la région, notamment dans le secteur de l’énergie, affirmant que Washington souhaitait être un partenaire des pays caribéens dans l’exploitation « responsable et sûre » de leurs ressources afin de « générer richesse et prospérité ».
« Plus vos pays seront forts, sûrs, prospères et sécurisés, plus les États-Unis le seront également », a-t-il conclu, assurant que le renforcement des relations avec les États de la Caraïbe constituait pour lui « une priorité personnelle » pour les années à venir.

