WASHINGTON, mercredi 25 février 2026 (RHINEWS)- Les États-Unis renforcent leur coopération avec les pays des Caraïbes pour contrer le trafic illégal d’armes à feu et de munitions, qui alimente la violence et l’instabilité dans la région, y compris en Haïti, selon un communiqué du département d’État américain.
« Nous travaillons à perturber le trafic illicite d’armes dans la région grâce au partage de renseignements renforcé, aux enquêtes conjointes et aux opérations avec nos partenaires caribéens », indique le communiqué. Les agences américaines impliquées incluent le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), U.S. Customs and Border Protection (CBP), Homeland Security Investigations (HSI) et le Bureau of Industry and Security (BIS).
Le département d’État précise que la coopération inclut le mentorat et l’assistance technique pour permettre aux forces caribéennes de tracer efficacement les armes, collecter des preuves et mener des enquêtes conjointes. Des unités spécialisées, comme les Transnational Criminal Investigative Units (TCIUs) en République dominicaine et en Haïti, ainsi que le CARICOM Crime Gun Intelligence Unit (CGIU) basé à Trinidad et Tobago, utilisent les renseignements pour cibler les réseaux criminels et les trafics d’armes.
La coopération a conduit à plusieurs opérations majeures. En février 2026, une task force américaine a démantelé un réseau criminel dirigé depuis la République dominicaine, saisissant plus d’un kilogramme de fentanyl et de méthamphétamine ainsi que 17 armes à feu. Quatre suspects ont été inculpés pour complot en vue de trafic d’armes. En mai 2025, les douanes jamaïcaines, formées avec le soutien américain, ont saisi 238 armes et plus de 23 000 munitions dissimulées dans des chauffe-eau à Kingston, la plus grande saisie de leur histoire.
Le département d’État souligne également la responsabilité judiciaire des trafiquants. Plusieurs individus ont été condamnés aux États-Unis pour tentative d’exportation illégale d’armes vers la République dominicaine, Haïti, Trinidad et Tobago ou d’autres îles de la région, avec des peines allant de 30 à 37 mois de prison et des amendes, selon le communiqué.
« Notre objectif est de renforcer les capacités régionales pour sécuriser les arsenaux, améliorer la traçabilité des armes et tenir les trafiquants responsables de leurs actes », précise le département d’État. Le programme comprend aussi la formation technique et l’équipement des laboratoires de criminalistique et d’analyses balistiques dans plusieurs pays, dont les Bahamas, la Guyane, la Jamaïque, la République dominicaine et Sainte-Lucie.

