Le parti Fusion met en garde contre le risque de vide institutionnel à 100 jours du 7 février 2026…

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PORT-AU-PRINCE, jeudi 30 octobre 2025 (RHINEWS)- À cent jours de l’échéance du 7 février 2026, le Parti Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens (PFSDH/Fusion) appelle une nouvelle au dialogue national afin d’éviter un vide institutionnel et de préserver la souveraineté du pays. Dans une note datée du 30 octobre 2025, le directoire du parti presse les acteurs politiques de « mettre de côté leur ego » pour parvenir à un accord sur la conduite de la transition.

« Aujourd’hui il ne nous reste plus que 100 jours pour trouver une formule consensuelle en vue d’éviter le vide à la tête de l’État », avertit la Fusion, déplorant que « les tenants du pouvoir ne semblent pas avoir compris l’urgence d’entamer des discussions sérieuses entre haïtiens ». Selon le parti, l’absence de compromis ouvrirait la voie à une solution imposée de l’extérieur, scénario qu’il estime inacceptable : « Toute solution dictée par la communauté internationale, sans un consensus suffisant entre les haïtiennes et les haïtiens est vouée à l’échec »  .

Le PFSDH rappelle avoir déjà lancé deux appels similaires, le 27 mai et le 10 septembre, en soulignant que le modèle de gouvernance actuel « voulait être bicéphale, mais […] a abouti à neuf présidents plus un premier ministre ». Le parti juge l’expérience en cours infructueuse, notant qu’« il n’y a pas eu de nouvelle constitution, pas d’élections dans le délai imparti ».

La Fusion prône « un changement de paradigme » et appelle à un processus inclusif, excluant toutefois « les massacreurs qui terrorisent la population ». Le parti insiste : « Il ne peut s’agir d’un combat pour le contrôle d’un pouvoir éphémère, mais d’un sursaut », et estime qu’« en moins de 100 jours nous pouvons le faire si nous le voulons vraiment ».