NEW-YORK, lundi 14 juillet 2025 (RHINEWS) – À l’issue du vote unanime du Conseil de sécurité renouvelant le mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), l’ambassadeur de France auprès des Nations unies, Jérôme Bonnafont, a salué l’adoption de la résolution tout en appelant à une action renforcée et urgente de la communauté internationale face à la crise multidimensionnelle qui secoue le pays.
« Le BINUH a un rôle à jouer pour soutenir les autorités haïtiennes dans le rétablissement de la stabilité et dans la recherche d’une solution durable à la crise profonde que traverse le pays », a affirmé le diplomate français. Il a souligné que ce soutien est essentiel pour accompagner la transition politique, appuyer le régime de sanctions, renforcer les capacités des forces de sécurité haïtiennes, mettre en place des mécanismes de démobilisation des gangs, et améliorer les systèmes judiciaire et pénitentiaire haïtiens.
M. Bonnafont a également remercié les co-auteurs de la résolution, les États-Unis et le Panama, pour leur « travail ayant conduit à l’adoption unanime » du texte. Il a salué le travail de la cheffe sortante du BINUH, María Isabel Salvador, et exprimé le plein appui de la France à son successeur, Carlos Ruiz Massieu, nommé représentant spécial du Secrétaire général. « Nous espérons qu’il pourra, dans les prochains mois, présenter des propositions sur le rôle que le Bureau pourrait être appelé à jouer », a-t-il déclaré.
Mais au-delà de ce qu’il qualifie de « renouvellement technique pour quelques mois », le représentant permanent de la France a insisté sur l’urgence d’une action renforcée du Conseil. « La situation sécuritaire et humanitaire commande d’avancer. L’efficacité et la pérennité des efforts menés par la Mission multinationale d’appui à la sécurité, ainsi que notre engagement collectif envers Haïti, en dépendent », a-t-il insisté.
La France se réjouit que la résolution adoptée exprime l’intention du Conseil d’examiner sans délai les recommandations formulées par le Secrétaire général en février dernier. Elle souligne que les efforts du Kenya et des États de la région doivent s’inscrire dans un cadre clair fourni par l’ONU, qui doit apporter une expertise stratégique et opérationnelle indispensable, ainsi qu’un appui logistique robuste.
« La France continuera à travailler avec l’ensemble des membres du Conseil dans cette direction », a conclu l’ambassadeur Jérôme Bonnafont, appelant à une réponse collective à la hauteur de l’urgence haïtienne.

