PORT-AU-PRINCE,dimanche 25 janvier 2026 (RHINEWS)- Le conseiller-président Fritz Alphonse Jean, membre du Conseil présidentiel de transition (CPT), a réitéré que la Présidence maintient sa décision de mettre fin aux fonctions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, affirmant que cette mesure vise à faciliter des négociations politiques destinées à éviter un vide institutionnel à la tête de l’État le 7 février.
Selon Fritz Alphonse Jean, cette décision est motivée par le bilan de l’action gouvernementale dans un contexte de crise sécuritaire, économique et sociale aiguë. Il a notamment indiqué que le gouvernement était incapable d’exécuter 40 % du budget national, en dépit de l’aggravation de l’insécurité et de la précarité des conditions de vie. « Les ressources existaient, mais elles n’ont pas été utilisées à la hauteur des urgences», a-t-il déclaré.
Le conseiller-président a également dénoncé ce qu’il décrit comme des manœuvres politiques de dernière minute, visant à présenter le chef du gouvernement sortant comme l’« héritier» du processus de transition, tout en cherchant à faire du CPT « le responsable d’un échec». « Il y a une tentative de déplacement de la responsabilité politique», a-t-il affirmé.
Sur le plan sécuritaire, Fritz Alphonse Jean s’est étonné de l’intensification récente des opérations policières, alors que le Premier ministre est en poste depuis plus d’un an. « Je ne comprends pas pourquoi c’est maintenant seulement que les opérations se multiplient, de alors que la situation exigeait des réponses bien plus tôt», a-t-il déclaré.
Pour le membre du CPT, le limogeage du Premier ministre s’inscrit dans une démarche visant à « créer les conditions d’un dialogue crédible et inclusif» avec les acteurs politiques, sociaux et institutionnels, afin d’assurer la continuité de l’État. « La priorité est d’éviter une rupture institutionnelle le 7 février», a-t-il insisté.

