Fin du mandat du CPT : le parti Fusion dénonce l’échec de la transition et s’interroge sur la suite…

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PORT-AU-PRINCE, dimanche 8 février 2026 (RHINEWS)- Le parti politique Fusion a exprimé de vives critiques à l’occasion de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), estimant que cette période a constitué « une dure épreuve pour le peuple haïtien », marquée, selon lui, par la corruption, le gaspillage et l’absence de progrès dans les principaux secteurs du pays.

Dans un communiqué rendu public samedi, la Fusion affirme que le 7 février marque « la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition », ajoutant que « rien ne laisse présager l’annonce d’une solution haïtienne dans les prochains jours », après une journée achevée « sans aucune communication officielle ».

Le parti indique ne pas être surpris par l’évolution de la situation. « Personne n’est surpris, tout cela était prévisible », écrit Fusion, soulignant qu’il avait, depuis plus de trois mois, alerté les acteurs politiques « afin qu’ils assument leurs responsabilités au lieu de se réfugier chacun derrière son propre projet ».

La Fusion critique vivement les manœuvres politiques observées durant les derniers jours de la transition. « La dernière semaine n’a été qu’une suite d’acrobaties politiques dictées par des intérêts croisés », estime le parti, évoquant « une scène nationale transformée en théâtre grotesque », où certains acteurs auraient, selon ses termes, « exécuté leur numéro tel que commandé par leur patron ».

Dans sa déclaration, le parti juge que ces démarches auraient été menées « au nom d’une Haïti meilleure et du peuple haïtien », mais qu’elles ne correspondraient pas aux aspirations d’une population dont « au moins 50 % vivent sous le seuil de la pauvreté ». Fusion considère par ailleurs que cette population est « instrumentalisée, puis oubliée » par des acteurs politiques qu’il qualifie « d’entrepreneurs politiques ».

Le texte met également en cause le climat de violence et d’instabilité, affirmant que « certains fils et filles du pays se sont mués en gangsters au service de secteurs politiques et économiques », dans un contexte où « la violence et l’instabilité constituent un fonds de commerce ».

S’interrogeant sur l’avenir, Fusion pose une série de questions sur « la stabilité, la sécurité, les élections, la démocratie et l’avenir d’Haïti comme État-nation ». Le parti appelle à « rester proactifs et combatifs sans naïveté » et à « analyser, proposer et questionner ».

La Fusion affirme sa volonté de poursuivre l’engagement politique et lance un appel à la reconstruction institutionnelle, estimant que « cela demande de la volonté et du consensus », tout en réaffirmant sa conviction que « Ayiti paka peri », Haïti ne peut disparaître.